/news/society
Navigation

Des métamorphoses de stars

Des femmes qui fréquentent un refuge de Montréal ont eu droit hier à une transformation beauté

Métamorphoses Chez Doris
Judith Plamondon

Coup d'oeil sur cet article

Des femmes qui vivent dans la rue ou dans une extrême précarité étaient émues aux larmes de recevoir hier une métamorphose digne des stars d’Hollywood pour la Journée internationale de la femme.

«Quand tu vis dans la rue ou dans un refuge, ta féminité prend malheureusement pas mal le bord», a confié Laura, une Montréalaise de 54 ans qui est sans-abri depuis trois ans.

Elle fait partie de la dizaine de femmes de 20 à 60 ans qui ont eu droit à un changement d’image et à une séance de photo professionnelle, hier, au centre pour femmes en difficulté Chez Doris.

«Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas trouvée aussi belle», a dit Andrea, 60 ans, qui fréquente le refuge depuis que sa vie a basculé, il y a plus de 30 ans, après un dur divorce.

Aux petits soins

Plusieurs des femmes interrogées hier passaient des rires aux larmes, se disant bouleversées d’être traitées ainsi aux petits soins.

«Lorsque je me suis retrouvée à la rue, mon visage a vieilli de 10 ans d’un seul coup. Aujourd’hui, ça me fait du bien de retrouver la femme que j’ai été», a ajouté Laura, une ancienne chef privée qui a tout perdu après une dépression.

«Ça ne changera pas mon quotidien, mais ça me permet de me sentir mieux le temps d’une journée», a renchéri Andrea.

Les 10 participantes ont reçu des conseils de coiffure et de maquillage pour pouvoir reproduire leur look. On leur a remis quatre photographies de leur séance de photo.

L’organisme qui est derrière ces métamorphoses de stars, 1 photographie, affirme que l’objectif était d’améliorer la perception que ces femmes ont d’elles-mêmes.

Image de soi

«Dans notre société hautement visuelle, l’image de soi est plus importante que jamais, a souligné la cofondatrice Valérie Dubreuil. La façon dont une personne se perçoit peut influencer la façon dont elle se projette dans le monde.»

Les femmes pourront en outre utiliser leurs photos lorsqu’elles voudront chercher un emploi.

«En voyant leurs clichés, personne ne peut se douter que ces femmes sont itinérantes ou démunies», a insisté Mme Dubreuil.