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La Fraternité dénonce un plan de suppression de 250 policiers

Yves Francoeur
Photo d'archives «Le public n’est pas conscient des compromis que la Ville est prête à faire pour sauver une piasse», s’insurge Yves Francœur.

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La police de Montréal (SPVM) veut couper 250 postes au sein de ses troupes d’ici cinq ans, prévient le syndicat des policiers en accusant la Ville de «tronçonner» les budgets en sécurité publique.

C’est ce que vient d’écrire le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), Yves Francœur, à ses quelque 4200 membres dans leur journal interne.

« Est-ce responsable ? »

M. Francœur a précisé au Journal que la direction du SPVM l’a informé des intentions de la Ville, le mois dernier, lors d’une réunion d’un comité de travail.

Le président du syndicat mentionne à ses membres qu’«informellement, on nous a annoncé que 250 postes de policier seraient supprimés sur cinq ans, au rythme de 50 par année».

La première suppression de 50 postes est déjà prévue au budget 2015 du SPVM. Ces postes seraient abolis par attrition, soit des départs à la retraite non comblés.

Dures Négos à prévoir

Alain Marcoux, Directeur général
photo d'archives
Alain Marcoux, Directeur général

«En cette ère d’enjeux sécuritaires, est-ce responsable? se demande M. Francœur. À Montréal, la sécurité est un enjeu crucial qui atteint des exigences inégalées au Québec.»

Il dénonce la «vision comptable» du directeur général de la Ville, Alain Marcoux, et le taxe de justifier ces compressions «par des prétextes fallacieux», telle la baisse du taux de criminalité.

Le torchon brûle déjà entre la Fraternité et la Ville, alors qu’elles amorceront la semaine prochaine des négociations pour une nouvelle convention collective.

La Fraternité a annoncé qu’elle voulait récupérer «ailleurs» ce que ses membres ont perdu avec la loi 3 et la réforme des régimes de retraite.

«Personne ne nous cassera, dit Yves Francœur. La stratégie de la Ville est claire: ne pas ménager les coups et tenter de nous avoir à l’usure.»

Facture de 18 millions $

La Ville vient aussi d’aviser le syndicat qu’elle lui réclame désormais 18,5 millions $ en amendes non perçues pour la baisse des contraventions émises par les policiers depuis l’an dernier. Une baisse que la Ville attribue à des moyens de pression.


Sans confirmer les suppressions, un porte-parole de la Ville a dit hier que dans son plan quinquennal de 2014-2018, l’administration Coderre souhaite «globalement atteindre un niveau d’effectifs comparable à celui qu’il y avait au moment de la fusion» municipale de 2002 et que le SPVM doit «faire sa part».

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