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Joël fait toute une «sortie» au parc !

Joel Legendre
Photo d'archives

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Joël fait une « sortie » au parc !

Bien sûr que ça arrive à beaucoup d’hommes. C’est évident qu’une envie d’uriner, faut soulager ça tout de suite. Mais en public ? Non pas vraiment, surtout quand c’est dans un parc connu comme étant un endroit surveillé par la police. Cette méchante police qui fait des opérations pour prévenir l’exhibitionnisme dans un lieu pourtant connu pour ce genre d’activité. Il y a de ces perceptions qui déforment parfois la dure réalité, sans jeu de mots. 

Il y a des choses dont il faut tenir compte avant de se mettre à pisser dans un parc. Un, vous êtes une personnalité connue. Deux, il vous faut être vraiment mal pris pour ne trouver qu’une couple d’arbres pour vous mettre à l’abri. Trois, si vous êtes gai, dans un environnement connu des gais et par le fait même des policiers. Quatre, comme vous êtes connu et aimé d’une grande partie de la population québécoise, vous savez que vos actions risquent d’être étalées au grand jour, même une simple envie pressante. Cinq, payer l’amende pour ensuite nier les faits ne feront qu’envenimer la situation, même et surtout si vous essayez de banaliser la chose.

Cette anecdote qui vient de rattraper Joël Legendre et rapportée par Le Journal de Montréal ce matin est tout sauf banale. Simplement parce qu’il vient de miner, pour un certain temps, sa crédibilité. Son image de père aimant et fier d’être sorti du placard vient d’être égratignée. Parce qu’il est connu et reconnu, il vient de porter un dur coup à une communauté qui n’avait pas besoin de se faire dire qu’une partie de celle-ci fréquente les parcs pour autre chose que le plein air.

Ça se passe de cette façon aux Parc Marie-Victorin, Angrignon, Lafontaine ou à Oka. Ça se passait aussi de cette façon dans les toilettes publiques des autoroutes déjà. Combien de fois les enquêtes policières auxquelles j’ai participé révélaient que ces endroits étaient aussi fréquentés par des hommes à la recherche de sensations fortes en compagnie de partenaires du jour, rencontrés au hasard. Quand c’est Pierre, Jean ou Jacques, personne n’en entend parler. Quand c’est une personnalité adulée du public, l’histoire fait les manchettes, et les grosses à part ça, on le voit aujourd’hui. Même si la réalité est toute autre.

On pardonne beaucoup plus facilement à une vedette ses écarts de conduite quand il s’agit d’une affaire de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool. Sauf bien sûr quand ses enfants sont à bord de la voiture qu’il conduit. Personne ne veut se faire prendre dans ces moments et plusieurs touchent du bois. A la limite, un vol à la tire commis par quelqu’un fréquentant l’espace public est aussi rapidement oublié.

Mais quand cette personne sert d’exemple, est respectée et admirée, il y a des choses à ne pas faire en allant faire son jogging quotidien en plein jour. Comme d’aller se soulager dans un parc à la vue des familles et des flics qui le fréquentent. Encore une fois, la perception devient la réalité, peu importe les excuses.

Je veux bien croire les explications fournies par le principal intéressé ici. C’est juste que tout d’un coup, j’aurais préféré le voir organiser des combats de chiens que de savoir qu’il était capable de payer discrètement et rapidement une amende substantielle quand il se la sortait au détour d’une randonnée pédestre...

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