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Câlins culinaires

Les Cocottes
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

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Ouvert il y a juste quelques mois, le petit restaurant de quartier Les Cocottes fait déjà parler de lui, et pour les bonnes raisons.

J’ai donc souhaité y aller, ayant de bonnes sensations à son endroit. Original, convivial et savoureux, le restaurant a tout ce qu’il faut pour nous plaire.

 

Style de restaurant

Petit restaurant charmant, les prix de ses petites cocottes sont bien sages et l’ambiance y est chaleureuse. Je suis rassuré par la démarche du chef qui souhaite offrir des petites cocottes abordables.

 

Décor

De style urbain, très épuré, le local n’est pas très grand, mais juste assez pour ne pas se sentir collés les uns sur les autres. Quelques tableaux, des tables basses et d’autres plus hautes. Pour ceux qui aiment le style bistro actuel, c’est un petit mixte sympa.

 

Ambiance

Agréable. L’atmosphère est relaxe et la musique, plutôt moderne, y contribue aussi. Tout pour nous donner envie de prolonger notre visite dans la détente.

 

Clientèle

Nous sommes allés aux Cocottes en début de semaine. Il faudrait que j’y retourne une fin de semaine pour avoir une idée globale, mais déjà, j’y ai remarqué que les clients étaient bien heureux et c’est quand même ça, l’essentiel.

 

Le repas

Comme on peut le lire sur leur site web... De la Thaïlande à l’Italie en passant par le Québec et l’Orient. En somme, un vrai voyage culinaire.

Cocotte des montagnes : Tartiflette alpine, pommes de terre Yukon gold, reblochon fermier, lard fumé. Savoureux, onctueux, riche. Le mélange de salade, noix et canneberges séchées qui accompagnait cette cocotte manquait un peu d’assaisonnement.

Cocotte gauloise : Blanquette de veau aux petits légumes, chips de bacon. Une bonne réalisation. Toutefois, la sauce manquait d’expression, de saveur, il aurait fallu concentrer un peu le bouillon de cuisson de la viande afin de donner à la sauce une saveur plus marquée. C’était bon, mais ça manquait un peu de profondeur.

Cocotte québécoise : Braisé de cerf de Boileau cuit à la bière ambrée, sauce au pain d’épices maison. La viande était agréable, la sauce aussi, ça sent Noël et c’est bien réconfortant.

Cocotte Bangkok, légumes et curry : Mijoté de légumes de saison, bouillon au curry jaune, lait de coco. Une réalisation bien savoureuse. On a trempé nos morceaux de pain jusqu’au fond de la cocotte. Hum! Pommes de terre rattes sautées à la graisse de canard : Cuites avec trop d’ail. C’est bien dommage, car cet ajout enlève le bonheur de bien savourer la cuisson des petites pommes de terre au gras de canard. Mais la surprise est arrivée au moment des desserts. Nous avons été séduits par la croustade de pommes et poires, caramel d’érable et le mi-cuit au chocolat, mousse au Carambar. Il y a de la passion et de l’amour dans ces desserts et c’est assez rare pour le mentionner.

 

Le service

Le jeune homme qui s’est occupé de nous a été très gentil. Volubile dans ses explications, du début à la fin. À l’évidence, il connaît bien son menu et prend plaisir à nous faire des suggestions.

 

Carte des vins

Considérant le style de restaurant, de menu, la carte proposant des alcools et du vin est simple, courte, mais répond adéquatement aux attentes.

 


Les Cocottes

★★★

Coup de toque
Ce restaurant propose une formule originale avec ses différentes cocottes aux saveurs très distinctes les unes des autres.
 
Coup de torchon
Un nouveau restaurant qui ouvre avec de jeunes gens remplis de rêves. On ne peut que leur souhaiter du succès, et comme je le dis souvent, la constance sera garante de l’avenir.
 
Combien ça coûte ?
Comptez une trentaine de dollars par personne pour une petite dégustation.

L’adresse

Restaurant Les Cocottes
51, rue Beaubien Est
Montréal H1S 1R1
514 276-5880
 

Le vin de la semaine

par Claude Langlois

Les Cocottes
Photo courtoisie

Malbec 2014 Roble, Mendoza,

Finca Flichman, 12,5 %,

Argentine

  • Type : vin rouge
  • Code : 10669832
  • Prix : 9,95 $
  • Note : ★★½

Voilà un autre bon petit vin sous la barre des 10 $. D’abord, le mot Roble, signifie «chêne». Donc, cette cuvée a vu le bois, et, à ce prix, ça pourrait n’être que des copeaux ou des douelles. Mais peu importe si cela, surtout dans cette gamme de prix, ajoute un petit plus au vin. Et c’est le cas ici. De toute façon, le chêne est vraiment discret. Mieux, il est bien intégré à l’ensemble. C’est fondu, souple, rond, et ça lui apporte de discrètes notes boisées-épicées. Et puis la capsule à vis est un plus quand, en semaine (car c’est le parfait petit vin de semaine), on veut coucher la bouteille entamée dans le frigo.