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Joël Legendre avoue avoir menti et prend une pause

Joel Legendre
Photo d'archives

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L’animateur Joël Legendre a annoncé jeudi qu’il se retirait temporairement de la vie publique, en admettant avoir menti sur le fait de s’être masturbé devant un policier dans un parc de Longueuil.


Cette annonce survient après les révélations du Journal sur le geste à caractère sexuel que l’animateur de 48 ans aurait posé dans le parc Marie-Victorin en septembre dernier, ce qui lui a valu une contravention de 438 $ pour «obscénité ou indécence».

D’après nos informations, il se serait caressé par-dessus son pantalon avant de sortir son pénis pour se masturber.

Interrogé par Le Journal lundi, M. Legendre avait d’abord nié les faits, avant de prétendre avoir simplement uriné entre deux arbres.

« J’ai menti »

«J’ai menti en début de semaine pour protéger ma famille et sauver ce qu’il me restait de dignité. Je m’en excuse», a écrit le comédien sur sa page Facebook jeudi.

«Cet incident, bien qu’il soit dérangeant, troublant, choquant et qu’il soulève des questions, n’est pas un acte criminel, continue-t-il. Je n’en demeure pas moins humilié et anéanti.»

Après avoir «partagé à maintes reprises [ses] grandes joies avec le public», M. Legendre ajoute qu’il «doit maintenant faire face à cette désolante situation».

«Je tire de grandes leçons de vie de cet incident. J’en suis sincèrement désolé et j’espère de tout cœur que vous saurez me pardonner», conclut-il.

Absence indéterminée

Il a été impossible de savoir pendant combien de temps Joël Legendre compte rester à l’écart de la vie publique. «Ce n’est pas encore déterminé», a laissé savoir son attachée de presse, Annick Bélanger.

Joël Legendre n’était pas à la barre de son émission matinale sur les ondes de Rouge FM jeudi matin.

Chez Bell Média, on refuse de dire qui le remplacera et s’il pourra reprendre son poste à son retour. «On n’est pas rendus là», a noté le porte-parole Olivier Racette.

Quelques heures à peine après l’annonce de son retrait de la vie publique, des mots d’encouragement figuraient par centaines sur la page Facebook de l’animateur.

Plusieurs saluaient sa décision, en ajoutant attendre son retour avec impatience.

«Tout le monde a le droit à l’erreur», ont écrit de nombreuses personnes.

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Brèves

Parc Marie-Victorin

Des caméras de surveillance envisagées

Parc Marie-Victorin
Photos d’archives

L’installation de caméras de surveillance fait partie des mesures envisagées par les autorités pour enrayer les obscénités commises au parc Marie-Victorin, à Longueuil.

«C’est en évaluation», indique Jean-François Robert, inspecteur-chef à la police de Longueuil, ajoutant que des améliorations ont déjà été apportées ces dernières années.

Élagage d’arbres, nettoyage des boisés, modification de l’éclairage et élargissement des sentiers n’en sont que quelques exemples.

Ce parc est connu pour être un lieu où des hommes s’adonnent à des activités sexuelles en pleine nature.

«L’objectif, c’est de ramener la quiétude pour les citoyens et les familles», précise l’inspecteur-chef Robert.

La situation préoccupe aussi la mairesse Caroline St-Hilaire.

«Elle tient à s’occuper du dossier du parc Marie-Victorin. Elle est en contact avec la police», a indiqué son attachée de presse, Marie-Ève Imonti.

Préoccupant

L’an dernier seulement, pas moins d’une dizaine d’opérations visant à éliminer les indécences de nature sexuelle ont été menées. En trois ans, 175 constats ont été émis, mais les policiers voient une tendance à la baisse.

«C’est fort préoccupant. On ne veut pas que ces agissements aient cours sur notre territoire. On applique le règlement municipal pour dissuader les gens», souligne Jean-François Robert.

«Ce n’est pas tant le geste qui est répréhensible que l’endroit. Ce qui se passe derrière les portes closes ne nous regarde pas, mais quand on le fait dans un endroit public, c’est différent», poursuit le lieutenant-détective François Mainville, qui a longtemps travaillé sur le terrain à la section des stupéfiants et de la moralité.

Pas de piège

Ce dernier assure que les policiers en mission d’infiltration n’incitent personne à commettre une infraction.

Les agents s’y rendent habituellement en équipe de trois ou quatre, et surveillent des endroits ciblés dans les sentiers. «Ce n’est pas l’agent qui initie le contact. Il n’y a pas de sourire ou de clin d’œil invitants», illustre le lieutenant-détective Mainville.

Et si un contrevenant lance une invitation au policier, la conversation ne durera que quelques minutes avant que l’agent ne s’identifie.

«C’est très direct, les gens ne cruisent pas comme dans les bars», mentionne François Mainville.