/travel
Navigation

Immaculé Japon

Coup d'oeil sur cet article

Après être parti pendant bientôt une année complète, cela me faisait tout drôle de penser qu’en direction est, les pays voisins du Japon étaient le Canada et les États-Unis. Je commençais déjà à avoir le sentiment d’être de retour, mais en même temps, le désir de profiter au maximum de chacun de nos derniers jours.

La culture du Japon est différente de la nôtre sur un grand nombre de volets, peu de gens s’expriment en anglais, mais c’est un pays industrialisé comme nous sommes habitués à côtoyer et sur ce plan, nous y retrouvons plusieurs de nos anciens repères.

En partant, les prises de courant sont identiques à celles du Québec. Plus besoin de trimballer d’adaptateurs dans nos sacs! Rien de mieux pour se sentir chez soi que se ploguer direct dans le mur.

Le Japon est immaculé, rien ne traîne nulle part. J’ai même vu un sans-abri fouiller dans une poubelle munie de gants en latex. Sa boîte de carton étalée sur le trottoir semblait plus invitante que bien des lits dans certaines chambres d’hôtel visitées en Inde.

Mais j’ai quand même remarqué des excréments d’animaux sur la pelouse à Nara où 1200 daims déambulent en toute liberté dans la ville. Parvenir à trouver une faille à cette extrême salubrité japonaise était presque rassurant à mes yeux.

Sur ce territoire, j’imagine que nous avons relâché notre grande vigilance développée tout au long de notre parcours autour du monde, car Annie a pilé dans la crotte de daim. Quel dommage! Elle était si près d’un sans faute.

C’est difficile d’en vouloir à ces bêtes, car elles sont adorables, surtout quand elles demandent à manger en nous poussant légèrement avec leurs bois.

J’espère ne pas passer pour méchant, mais j’ai ri un peu quand des daims se sont mis en équipe pour dévaliser une vieille dame. Prise de panique, la pauvre a laissé tomber les biscuits qu’elle venait tout juste de se procurer.

D’habitude, les daims se méfient des êtres humains et restent à l’écart, mais au Japon, c’est un animal sacré et ces créatures le savent très bien. Dans la religion Shinto, les daims sont les messagers des dieux. Chaque fois qu’un Japonais croise un daim, il le salue respectueusement de la tête.

Adaptation

Le Japon est l’un des rares pays visités de tout le voyage où je pourrais m’y établir sans trop de difficulté d’adaptation. Leur gastronomie est succulente avec ses beignets frits de légumes et de crevettes. J’ai pris goût aussi aux triangles de riz et algue où un morceau de poisson épicé se cache au centre. Ils en vendent même dans les dépanneurs et nous en mangions au moins une fois par jour en route vers le métro.

Ce séjour fut agréable et en même temps, bien triste. C’était bientôt la fin d’un grand projet que nous avions porté longtemps. Difficile de ne pas penser à la longue liste des choses à faire à notre retour à la maison, déménagement de nos effets personnels, travaux de peinture et toute la paperasse à s’occuper.

Pendant longtemps, voyager autour du monde faisait partie des projets que je voulais absolument accomplir au cours de ma vie.

Voilà, c’est fait, on peut maintenant passer à autre chose, devrais-je peut-être me dire.

Par contre, en faisant passer ce projet du rêve à la réalité, j’ignorais que dans cette transaction, je perdais le rêve et tout le désir entretenu qui s’y rattachait.

Quand un rêve meurt, il y a une parcelle de nous qui meurt aussi.

En même temps, nous éloigner durant une aussi longue période m’a fait réaliser ce que j’aimais le plus de mon ancienne vie au Québec.


Dernière étape

Nous avons terminé notre année autour du monde en passant nos trois dernières semaines au Japon. Une destination bien différente du reste de l’Asie par la culture qui y règne, l’attitude posée de ses habitants aux bonnes manières et la remarquable propreté dans les rues. La plupart des gens se font un grand devoir de nous aider, d’autant plus que leur recours s’avère souvent nécessaire, car il est difficile de se retrouver avec la signalisation des rues.

J’avoue que cela faisait du bien de ne plus se faire constamment solliciter dans les rues. De plus, les déplacements dans tout le pays se font presque entièrement en métro. Bien entendu, la location des chambres est plus chère qu’au Vietnam, mais nous sommes parvenus à respecter notre budget (en bas de 50 $ la nuit). Pour la nourriture, les épiceries sont de bonnes options pour les touristes.
 
Nous avons fait quelques activités comme la visite de musées ou de temples, mais de loin, notre plus grand plaisir était d’observer les 
habitudes de vie des Japonais.

 

Brèves

Récits de voyage

En 2012, tout allait bien dans notre vie et pourtant, Annie et moi ressentions un grand vide. Avec notre fils de 17 ans Zachary et sa blonde Sarah (qui nous a accompagnés durant 4 mois), nous avons décidé de partir un an à l’étranger afin de visiter différents pays. Durant cette période, j’ai écrit des textes avec la collaboration d’Annie.