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En route vers leur printemps érable

Des milliers d’étudiants ont protesté au centre-ville contre les mesures d’austérité du gouvernement

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Quelques milliers de personnes, dont bon nombre d'étudiants, ont pris la rue pour manifester contre les mesures d'austérité du gouvernement, sous haute surveillance policière.

Les étudiants ont lancé le coup d’envoi au printemps 2015, samedi, avec une première manifestation qui s’est déroulée sous haute surveillance policière.

«Aujourd’hui ce n’est que le début d’un mouvement qui se veut très large et qui va durer, on l’espère, jusqu’à ce que le gouvernement recule», a exhorté Camille Godbout, porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ).

Près de 5000 personnes ont manifesté dans les rues de Montréal hier pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement.
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS
Près de 5000 personnes ont manifesté dans les rues de Montréal hier pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement.

Près de 5000 manifestants, selon les organisateurs, ont pris d’assaut les rues de Montréal samedi en après-midi pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement. Plusieurs avaient ressorti leurs carrés rouges pour l’occasion.

«On est là pour dénoncer les coupures. La richesse existe, mais le gouvernement doit la prendre là où elle est», dénonce Catherine Mercier, 27 ans, étudiante en agriculture

Le rassemblement réunissait des étudiants ainsi que quelques familles venues exprimer leur mécontentement
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS
Le rassemblement réunissait des étudiants ainsi que quelques familles venues exprimer leur mécontentement
Capture d'écran, TVA Nouvelles

La manifestation marquait également le début des journées de débrayage alors que 45 000 étudiants doivent délaisser leurs cours dès demain pour une période allant jusqu’ à deux semaines pour certains.

Sous tension

La manifestation ne s’est pas tenue sans anicroche. Dès le début, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a déclaré cette manifestation illégale, car les organisateurs n’avaient pas donné leur itinéraire à l’avance. Ils ont cependant précisé qu’ils toléreraient la marche en autant que les participants respectaient certaines règles.

 

 

La tension est montée vers la fin de la marche. Les policiers ont interpellé trois personnes dont deux pour avoir lancé des pièces pyrotechniques et une autre pour avoir porté un masque en contravention du règlement municipal P-6. Ces derniers se verront remettre un constat d’infraction allant de 500 à 1000 $.

Une autre personne a été arrêtée pour voie de fait sur un agent de la paix à l’entrée du métro Berri-UQAM à la fin de la manifestation.

PHOTO TOMA ICZKOVITS

Soutien partagé

Beaucoup ne se sont toutefois pas souciés de la présence policière et tenaient à appuyer les étudiants dans leur cause. Parmi eux se trouvaient Fabienne Vézina, 49 ans, et Josiane Beauchamp, 29 ans, toutes deux professeures au primaire.

La tension a monté à plusieurs reprises entre les policiers et les manifestants.
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS
La tension a monté à plusieurs reprises entre les policiers et les manifestants.

«On est là parce qu’on veut une éducation de qualité du primaire jusqu’à l’université. Or, on voit déjà les impacts dans les services aux élèves», se désolent-elles.

Philippe Legault était lui aussi venu dénoncer les coupures. «Ça nous touche tous. Le rôle du gouvernement n’est pas de gérer l’État comme une entreprise», estime le musicien de 36 ans.


L’ASSÉ prévoit des manifestations tous les samedis à Montréal. Un rassemblement est prévu le jour du dépôt du budget provincial, le 26 mars, à Québec. Près de 80 000 étudiants sont également attendus le 2 avril.

 

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