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D'un couvert à l'autre: un organisme d'aide aux schizophrènes menacé

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Capture d'écran / TVA Nouvelles / Agence QMI L'organisme oeuvre dans une imprimerie.

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LONGUEUIL – Les responsables d'un organisme communautaire de Longueuil lancent un cri de désespoir. D'un couvert à l'autre, qui vient en aide depuis 15 ans aux personnes atteintes de schizophrénie, risque de fermer, si le ministère de la Santé ne lui vient pas en aide.

«Je sentais des esprits autour de moi, et j'hallucinais qu'il y avait des objets qui bougeaient et que je ne voyais personne les lever», raconte Charles Trudeau, 35 ans, qui a été diagnostiqué schizophrène à l'âge de 20 ans.

Il témoigne pour venir en aide à l'organisme communautaire D'un couvert à l'autre, qui aide les personnes touchées par la schizophrénie à briser leur isolement et à retourner sur le marché du travail.

Comme une centaine de personnes schizophrènes, il vient ici régulièrement et a déjà reçu un salaire pour travailler dans cette imprimerie, où on retrouve seize hommes et femmes qui ont la même maladie que lui.

Un père de famille, dont le fils Kevin est schizophrène, se porte aussi à la défense de l'organisme.

«Si je savais qu'il allait fermer l'année prochaine et que Kevin se retrouve encore dans la rue... Je ne souhaite pas que Kevin se retrouve dans la rue. Mais, simonaque, ce serait mon calvaire!» insiste Daniel Plourde.

Mais l’organisme sans but lucratif, qui a des revenus modestes de 300 000$ par année, risque de fermer ses portes, faute de dons et d'argent pour payer ses intervenants.

«200 000$, surtout si c'était récurrent, ça nous permettrait de continuer nos opérations comme on le fait en ce moment», explique Jerry Prindle, directeur administratif.

Ils ont l'appui des hôpitaux Pierre-Boucher et Charles-Le Moyne. Mais Gaétan Barrette, qui a reçu cette lettre, ne leur répond pas. Ils n'ont jamais eu de subvention gouvernementale et ont réussi à réintégrer 53 personnes sur le marché du travail.

«On a sauvé des millions sur vos comptes d'impôts, que vous n'avez pas eu à payer», conclut Claude Clément, président du Conseil d’administration D'un couvert à l'autre.