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Données ouvertes et gouvernements « intelligents »

Données ouvertes et gouvernements « intelligents »

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La façon de concevoir et d’assurer les services publics est en train de changer.  Les citoyens demandent de plus en plus que les services publics soient disponibles avec la même convivialité que les services offerts par les entreprises commerciales.

Le mois dernier, l’évènement « Smart City Expo » se déroulait à Montréal. On y a présenté les possibilités de réinvention que les réseaux interactifs mettent à la portée des administrations publiques.

Car il n'y a pas que les entreprises qui doivent se réinventer en fonction des contextes engendrés par les technologies de l'information.  Les services publics et les gouvernements doivent aussi revoir leurs modèles.

De plus en plus, on réclame des services personnalisés. Des citoyens aspirent à participer, à co-créer les services publics. On réclame plus de transparence.

Ces revendications s’incarnent dans le mouvement en faveur des « données ouvertes ».

Ce mouvement réclame que les données produites par l’administration publique - payées par l’ensemble des citoyens - soient rendues disponibles, ouvertes à tous ceux qui ont de bonnes idées pour les utiliser.  Les avancés des technologies de l’information ont changé les façons de faire. 

Déjà, en 2012, le rapport Gautrin remarquait que les possibilités désormais offertes par le Web 2.0 procurent de nouvelles capacités d’interaction  entre le gouvernement et les citoyens.  « Les organismes publics peuvent fonder leur fonctionnement sur une communication bidirectionnelle plus spontanée avec leur clientèle et d’en obtenir une rétroaction rapide. Cette interaction permet de connaître dans des délais très courts les opinions des citoyens et de recueillir leurs commentaires. »

Cela ouvre des opportunités pour des débats publics plus féconds. Le gouvernement pourrait ainsi mieux adapter ses politiques en fonction des besoins exprimés.

La capacité de traiter de l’information afin d’en tirer le plus d’efficacité possible est une condition essentielle de succès.

Ce qui a également changé au cours de deux dernières décennies est la possibilité pour un vaste ensemble de citoyens, d’institutions ou d’entreprises innovatrices de contribuer à la valorisation de ce que produisent les administrations gouvernementales.

Par exemple, des citoyens ou des entreprises ont crée des applications utilisant les données de circulation pour faciliter les déplacements.

Le rapport Gautrin affirmait que tous les citoyens devraient « pouvoir accéder aux données publiques dans un format lisible et compréhensible (...).

Il s’agit de gérer ces données afin qu’elles soient partagées entre tous. Celles-ci devraient être disponibles dans un format compatible afin de pouvoir être téléchargées et exploitées par toute personne souhaitant s’en servir.

Mais la capacité de s’appuyer sur l’intelligence des usagers afin de générer des gains  n’est pas qu’une affaire d’équipements techniques.  Il faut une révision majeure de la mentalité bureaucratique.  

Le recours aux technologies impliquant les usagers suppose de nouvelles façons de concevoir les organisations gouvernementales.

Les services publics « intelligents » supposent des échanges conviviaux entre les citoyens et les composantes de l’État. 

Il faut remplacer la mentalité d’agir en vase clos, sans égard à ce que font d’autres partenaires par un souci d’agir en réseau.

Les réflexes bureaucratiques font obstacle à la généralisation des données ouvertes.  Les vieux réflexes subsistent dans les attitudes de plusieurs organismes publics.

Si l’objectif d’un gouvernement ouvert doit être plus qu’un slogan, un changement de culture s’impose.

Portail données ouvertes du Gouvernement du Québec.


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