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Le ballon d'exercice réduit le recours à la césarienne, conclut une étude

ballon exercice
Photo Courtoisie L’auteure de l’étude, Danielle Fournier, constate depuis plusieurs années à quel point le ballon d’exercice réduit le taux de césarienne lors des accouchements.

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L’utilisation d’un ballon d’exercice durant la grossesse aide à réduire considérablement le risque de devoir recourir à la césarienne et la durée d’accouchement, conclut une nouvelle étude.

L’utilisation d’un ballon d’exercice durant la grossesse aide à réduire considérablement le risque de devoir recourir à la césarienne et la durée d’accouchement, conclut une nouvelle étude.

«C’est vraiment génial! réagit Danielle Fournier, auteure de l’étude réalisée dans le cadre de son mémoire de maîtrise, récemment publié à l’Université de Montréal. Mais je ne suis pas surprise. Ça fait des années que j’observe ça.»

Seulement 6 %

L’étude a été menée auprès de 32 femmes enceintes recrutées sur une base volontaire qui ont suivi entre 1 et 28 cours durant leur grossesse, surtout après la 26e semaine de gestation.

Les participantes provenaient de la grande région de Montréal et de Lanaudière, et elles avaient une grossesse dite «normale». Elles ont toutes été accompagnées par l’infirmière responsable de leur accouchement pour remplir le formulaire lié à l’étude.

Selon les résultats, seulement 2 de ces 32 femmes ont eu recours à une césarienne, soit 6%, et aucune n’a eu un accouchement prématuré.

L’auteure compare la population de son étude à celle du CHU de Sherbrooke, où le taux de césarienne est de 24%.

«C’est vraiment minime, 6%», dit-elle.

Par ailleurs, 47% des femmes de l’étude ont eu recours à la péridurale durant l’accouchement, comparativement à une moyenne de 79%.

Moins de douleur ?

Autre fait intéressant: la première phase du travail des participantes à l’étude a été réduite de deux heures en moyenne. Selon Mme Fournier, la vitesse de l’accouchement peut avoir une incidence sur un plus faible recours à la péridurale.

«C’est une roue qui s’enclenche, explique-t-elle. Quand ça se passe vite, elles n’ont pas le temps de la demander.»

En fait, l’étude a permis à Mme Fournier de constater que plus les femmes se sont entraînées, plus l’accouchement a été rapide. Cela fait 10 ans que cette dernière donne des cours dans le cadre du programme Ballon Forme, qui est maintenant enseigné dans plusieurs pays.

Le but de l’étude était donc de confirmer une tendance qu’elle observe auprès de ses clientes.

«Ce que je vois, c’est que le fait qu’on augmente la mobilité au niveau du bassin, la souplesse des ligaments et la force des abdominaux fait en sorte que ça se passe un peu plus rapidement», déduit-elle.

Précautions

Mme Fournier souligne toutefois que les mouvements proposés dans le programme ont été longtemps étudiés.

«Certains exercices sont contre-indiqués, il ne faut pas être trop couchée sur le dos. Il ne faut pas faire n’importe quoi, il y a beaucoup de précautions à prendre.»


L’Étude en chiffres

  •  32 femmes de la grande région de Montréal.
  •  Les femmes avaient entre 25 et 36 ans; la plupart en étaient à leur première grossesse.
  •  Elles se sont entraîné une vingtaine d’heures en moyenne.
  •  Deux accouchements par césarienne (6%).
  •  Taux de péridurales: 47% (moyenne provinciale de 79%).
  •  Taux de césarienne au Québec: 24%.
  •  L’OMS recommande l’atteinte d’un taux de césariennes de 15%.