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Une seule «brigade spécialisée» réclamée

La mère de Marylin Bergeron, disparue depuis sept ans, plaide pour une meilleure façon de faire

Après sept ans sans nouvelles de leur fille, Andrée Béchard et Michel Bergeron attendent toujours des réponses sur les circonstances de cette mystérieuse disparition.
photo daniel mallard Après sept ans sans nouvelles de leur fille, Andrée Béchard et Michel Bergeron attendent toujours des réponses sur les circonstances de cette mystérieuse disparition.

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Les dossiers de disparition devraient relever d’une seule brigade policière, soit la Sûreté du Québec, estime la mère de Marylin Bergeron, disparue mystérieusement depuis sept ans, afin de maximiser les chances de retrouver les personnes recherchées.

Bien qu’elle ne remette pas en question le travail du Service de police de la Ville de Québec, qui est responsable du dossier, Andrée Béchard rappelle que près de 80 % des informations proviennent de l’extérieur de la ville.

«C’est devenu très laborieux, l’histoire de Marylin. Chacune des disparitions a [sa propre] histoire, insiste-t-elle. C’est à repenser, le volet disparition. Ce n’est plus une question de territoire.»

La mère de famille avait fait une première sortie sur le sujet en 2009, soit un an après la disparition de Marylin. Elle déplore qu’un règlement, qui stipule qu’une enquête appartient au corps de police où a lieu l’incident, ne s’applique pas au cas de disparition. «Est-ce toujours aussi logique, en 2015?», se demande-t-elle.

«Ce n’est pas comme un acte criminel. Il n’y a pas de corps et la personne peut se trouver n’importe où.»

Informations inaccessibles

Du 19 avril au 26 avril, c’est la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels, organisée par le Centre de la politique concernant les victimes (CPV) du ministère de la Justice Canada. La mère de famille saisit l’occasion pour dénoncer les divers obstacles que rencontrent les proches de personnes manquant à l’appel.

«On ne peut pas encore obtenir toutes les informations que l’on voudrait», se désole-t-elle. Le fait que sa fille avait atteint la majorité lors de sa disparition lui a grandement nui dans ses efforts pour la retrouver. Des politiques de confidentialité l’empêchent notamment d’obtenir des informations sur de possibles séjours dans des hôpitaux.

Dans les cas de disparition, la Régie de l’assurance-maladie du Québec devrait prendre des dispositions pour améliorer l’accès à des informations importantes, même si la personne recherchée est adulte, croit-elle.

Accès à l’information

L’Association des familles de personnes assassinées ou disparues profite également de cette semaine en mettant l’accent sur l’accès à l’information des familles éplorées, notamment les processus d’enquête, ce qui interpelle grandement la mère de famille.

«Ça représente une évolution dans le cas des disparitions au Québec. Si une famille ne dit rien de ce qu’elle peut vivre, on n’avancera pas la cause».


Période de sensibilisation
 
En cette Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels, l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) lancera, le 24 avril, huit capsules-vidéos sur diverses thématiques de ses champs d’intervention.
 
Le deuil chez les enfants, le choc post-traumatique et les processus d’enquête feront notamment partie des sujets proposés par l’AFPAD.
 
Il s’agit d’interventions très précieuses pour les familles ayant vécu un drame, selon Marie-Paule McInnis. La dame a perdu ses deux fils lors d’un incendie criminel provoqué par le père des enfants. «Si jamais on a des questionnements, on a un point de repère. Ce n’est pas toujours évident de trouver les ressources, ou d’avoir l’énergie nécessaire pour faire toutes les démarches [après un drame]», souligne-t-elle.
 

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