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L’agriculture urbaine fera sa part

Le projet «Cultiver l’Espoir» a été lancé mercredi à Montréal. Une partie du parc-agricole du Bois-de-la-Roche, dans l’Ouest-de-l’île, servira désormais à l’agriculture urbaine afin de permettre aux banques alimentaires de la métropole de profiter des récoltes. La Ville de Montréal prêtera 24 hectares du parc-agricole du Bois-de-la-Roche à l’entreprise d’insertion sociale D-Trois-Pierres, qui exploite déjà la ferme écologique du parc-nature de Cap-Saint-Jacques afin de cultiver betteraves, carottes, choux et rutabagas dans le but de pallier l’insécurité alimentaire. Sur la photo: de gauche à droite : Lucie Lauzon, directrice des programmes à l’œuvre Léger, Monique Vallée, responsable du développement social et communautaire et de l’itinérance, André Trudel, directeur général de D-Trois-Pierres, Sylvie Rochette, directrice du Regroupement des Magasins-Partage de l’île de Montréal, Réal Ménard, responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal.
Photo Agence QMI, CAMILLE GAÏOR/ Le projet «Cultiver l’Espoir» a été lancé mercredi à Montréal. Une partie du parc-agricole du Bois-de-la-Roche, dans l’Ouest-de-l’île, servira désormais à l’agriculture urbaine afin de permettre aux banques alimentaires de la métropole de profiter des récoltes. La Ville de Montréal prêtera 24 hectares du parc-agricole du Bois-de-la-Roche à l’entreprise d’insertion sociale D-Trois-Pierres, qui exploite déjà la ferme écologique du parc-nature de Cap-Saint-Jacques afin de cultiver betteraves, carottes, choux et rutabagas dans le but de pallier l’insécurité alimentaire. Sur la photo: de gauche à droite : Lucie Lauzon, directrice des programmes à l’œuvre Léger, Monique Vallée, responsable du développement social et communautaire et de l’itinérance, André Trudel, directeur général de D-Trois-Pierres, Sylvie Rochette, directrice du Regroupement des Magasins-Partage de l’île de Montréal, Réal Ménard, responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal.

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Une partie du parc-agricole du Bois-de-la-Roche, dans l’Ouest-de-l’île, servira désormais à l’agriculture urbaine afin de permettre aux banques alimentaires de la métropole de profiter des récoltes.

La Ville de Montréal prêtera 24 hectares du parc-agricole du Bois-de-la-Roche à l’entreprise d’insertion sociale D-Trois-Pierres, qui exploite déjà la ferme écologique du parc-nature de Cap-Saint-Jacques, afin de cultiver betteraves, carottes, choux et rutabagas dans le but de pallier à l’insécurité alimentaire.

Le projet «Cultiver l’Espoir» lancé mercredi par le Regroupement des Magasins-Partage de l’île de Montréal (RMPIM) débutera dès ce printemps et devrait permettre la production de 50 000 sacs de légumes de 5 lb, sur un cinquième de la superficie du terrain.

«On va commencer par environ 5,7 hectares cette année mais l’objectif est qu’en 2019, les 24 hectares soient cultivés pour produire 250 000 sacs de légumes», ajoute Sylvie Rochette, directrice du RMPIM, qui est à la base du projet.

Autonomie et écologie

La première année, la totalité de la récolte sera destinée aux organismes alors que les années suivantes, la moitié de la production leur sera remise.

«L’autre moitié sera vendue à des grossistes afin d’assurer la viabilité [financière] du projet», ajoute Mme Rochette.

En plus de l’impact social, la directrice générale a souligné l’impact écologique d’un tel projet. «L’empreinte écologique est moindre, il y a très peu transport.»

150 000 personnes

À Montréal, 148 000 personnes dont 58 000 enfants souffrent d’insécurité alimentaire et un tiers des banques alimentaires manquent de légumes frais à l’hiver.

«Une personne sur six ne mange pas à sa faim, rappelle Sylvie Rochette, directrice du RMPIM. On voulait combattre l’insécurité alimentaire et surtout assurer une distribution plus régulière des légumes.»