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Il réalise son rêve de travailler chez Tesla

Un étudiant de Québec a pédalé 9000 kilomètres pour aller porter son curriculum vitae en main propre

Il réalise son rêve de travailler chez Tesla
Photo courtoisie, Simon Roy

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Après plus de 9000 kilomètres à vélo afin de remettre son curriculum vitae au constructeur d’automobiles électriques Tesla, un étudiant de Québec a décroché, deux ans plus tard, l’emploi de ses rêves.

À l’été 2013, Simon Roy a terminé ses 4 ans de baccalauréat en génie. Avant d’entamer des études supérieures, il a pris la route avec deux de ses amis ingénieurs. Trois mois de vélo intensif aux États-Unis les attendaient. Son objectif? Remettre son curriculum vitae en mains propres à l’entreprise de voitures électriques Tesla.

À l’université, Simon et ses collègues avaient participé à la formule SAE, qui consiste à construire une voiture de course pour ensuite la présenter dans des concours. Le même groupe a décidé de concevoir une voiture électrique comme projet de maîtrise où chacun devait construire une section. Pour Simon, c’était le moteur électrique. «J’avais comme projet de concevoir une voiture électrique durant ma maîtrise. Je me suis dit que ça serait bien de donner un objectif à mon voyage», a-t-il raconté.

Simon Roy a immortalisé son passage dans les Rocheuses.
Photo courtoisie, Simon Roy
Simon Roy a immortalisé son passage dans les Rocheuses.

Celui qui avait déjà traversé le Canada à vélo après ses études collégiales avait placé la barre très haut. Au menu: les Rocheuses du Colorado, le parc national de Yellowstone et le désert de l’Utah. «On n’a pas pris le chemin le plus facile», a avoué le jeune homme déterminé.

Moment étrange

À la suite de semaines éprouvantes, de vélos brisés, de péripéties abracadabrantes, le trio est finalement arrivé chez Tesla, à Silicone Valley. En toute franchise, Simon admet qu’il s’agissait d’un moment assez spécial.

«C’était vraiment bizarre. J’entre dans l’entrée de chez Tesla, il y a la secrétaire et je lui remets mon C.V. Un cycliste bizarre, qui ne sent pas vraiment bon et qui dit qu’il a fait 9000 kilomètres pour venir porter son C.V. C’est cool, mais bon...» Et puis? «Rien», répond-il. Malgré l’effort, Simon n’a pas obtenu d’entretien avec les patrons.

Récompensé

Il est donc rentré à Québec et il a commencé sa maîtrise sur les voitures électriques, continuant du même coup les concours de formule SAE. Par hasard, l’un des juges était un employé de chez Tesla. Prenant son courage à deux mains, il est allé discuter avec l’homme. Grâce à son exploit et à sa persévérance, il a eu la chance de se faire valoir et il a vécu le processus d’embauche. Il y a quelques jours, Simon a appris qu’il commencera à travailler pour l’entreprise à la fin de l’été.

«Je déménage après un concours avec notre voiture électrique en Europe, à la fin juillet», dit-il. Il partira directement de la Hongrie afin de commencer le boulot le 26 août.

 


Une chaleur suffocante

La traversée du désert n’a pas été de tout repos pour le trio de cyclistes.
Photo courtoisie, Simon Roy
La traversée du désert n’a pas été de tout repos pour le trio de cyclistes.
Oui, il y a des moments difficiles... On traversait le désert des Mojaves, dans le sud de la Californie, en fin juillet. On se levait à 5 heures du matin, parce qu’à midi, on devait avoir terminé notre journée. L’après-midi, il faisait trop chaud pour pédaler. En plus, il n’y a pas vraiment de place pour se reposer, c’est vraiment désertique. La seule chose qui procurait de l’ombre, ce sont les constructions humaines, mais elles étaient très rares. Ou, des arbres de Joshua. C’est le truc qui fournissait le plus d’ombre, mais qui aussi n’en fournissait pas tant que ça. C’est juste des épines, ils n’ont pas de feuilles. 

 


«Route perdue et arbres morts»

À cause de leur itinéraire incluant plusieurs parcs nationaux, les gars sont arrivés en Californie très loin de San Francisco, par une route pratiquement abandonnée. «Habituellement, lorsque tu traverses un État, il y a une pancarte qui dit «Bienvenue». Mais là, c’était une route perdue avec des arbres morts partout qui nous a accueillis». Lorsqu’on est arrivés sur la côte Pacifique, c’était à San Diego à cause de notre itinéraire. Alors, il nous restait encore 1000 kilomètres à faire vers le nord.

 


Un bris au mauvais moment

L’objectif d’un des collègues de voyage de Simon était de construire lui même son vélo. «Il voulait voir jusqu’où il pouvait se rendre avant qu’il brise. Il disait à la blague depuis le début du voyage que son vélo allait briser au milieu du désert», relate l’ingénieur. Et oui, en plein milieu du désert, son vélo s’est brisé. Ils étaient dans une zone où il n’y avait pas de réception cellulaire, au milieu de nulle part. Une voiture l'a emmené jusqu’à la ville la plus proche où il a fait des réparations temporaires, du «bricolage». Mais, c’est seulement à Las Vegas qu’il a pu aller dans un garage pour faire de la soudure et de bonnes réparations. 

 


Le trajet

  • Québec
  • New York
  • Parc de Yellowstone
  • Déserts de l’Ouest
  • Las Vegas
  • San Diego
  • San Francisco

 

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