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Plaidoyer futile pour le silence

Bugingo
Photo d'archives, TVA Nouvelles

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Rassurez-vous, je ne vous parlerai pas du fond de l'affaire Bugingo, ne sachant pas trop personnellement où est le fond.

Mais je note qu'on en parle justement tellement, qu'en 24 heures à peine, on commence déjà à se répéter.

Remarquez, je peux me tromper, mais les journalistes de métier sont particulièrement énervés, me semble-t-il, quand c'est un des leurs qui se retrouve sur la selette. Normal, d'une certaine façon, puisque, plus ou moins directement, c'est toute la profession qui est interpellée.

Tout de même, voyez la frénésie, l'énervement, le refus du silence, l'irrépréssible besoin d'en rajouter une dixième couche.

Je songeais à tout cela, sans en tirer de conclusion particulière, lorsque je suis tombé sur ceci, tout à fait par hasard. Lisez attentivement :

«Mon inquiétude unique devant le journalisme actuel, c'est l'état de surexcitation nerveuse dans lequel il tient toute la nation. Aujourd'hui, remarquez quelle importance démesurée prend le moindre fait. Quand une affaire est finie, une autre commence. Les journaux ne cessent de vivre cette existence casse-cou».

Qui a écrit cela ?

Émile Zola...c'était...le 24 novembre 1888...dans Le Figaro.

Plus ça change...

 

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