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Les psychostimulants à éviter, selon des experts

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Les psychostimulants, comme le Ritalin, sont à éviter comme traitement de première intention pour les enfants d'âge préscolaire souffrant d'un déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), recommandent des organismes médicaux canadiens.

Ces enfants devraient avant tout être soumis à une évaluation. «Il faudrait d'abord tenter de détecter la présence d'autres agents stressants environnementaux, comme la négligence, les mauvais traitements ou l'exposition à la violence familiale, avant d'opter pour les médicaments comme solution», formulent les membres de Choisir avec soin, une campagne nationale qui vise à aider les médecins et les patients à prendre conscience de la surutilisation d'examens et de traitements médicaux inutiles.

L'Association médicale canadienne est un partenaire de premier plan de Choisir avec soin. Selon les experts, dont l'Association des psychiatres du Canada, le traitement de première intention du TDAH passe par l'éducation et le soutien des parents, de même que par des conseils sur la prise en charge comportementale.

Antipsychotiques

Les antipsychotiques atypiques ne doivent pas non plus être utilisés comme intervention de première intention chez les enfants atteints de TDAH.

Au total, 49 nouvelles recommandations ont été émises, mardi, à l'occasion de la Conférence annuelle de l'Association canadienne des médecins d'urgence, à Edmonton.

Des médecins spécialistes demandent notamment de ne pas prescrire d'emblée des antidépresseurs pour traiter les symptômes dépressifs légers chez les adolescents et chez les adultes.

Tomodensitométrie

Les examens de tomodensitométrie ne sont pas indiqués pour un traumatisme crânien mineur, juge pour sa part l'Association canadienne des médecins d'urgence. «En faisant passer une tomodensitométrie de la tête aux patients qui ne présentent pas de signes de blessures importantes, on les expose inutilement à des rayonnements ionisants qui peuvent accroître leur risque de développer un cancer au cours de leur vie», est d'avis cette association.

D'autres experts remettent en question la chirurgie de fusion des vertèbres pour traiter la douleur lombaire axiale mécanique causée par une dégénérescence de la colonne, en l'absence de douleur à la jambe ou de pathologies structurales.