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Luxe et extravagance pour les VIP du Grand Prix

Le Journal vous propose un coup d’oeil sur ce que s’offrent les touristes de luxe de passage à Montréal. De quoi faire rêver.­

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Les touristes aux gros portefeuilles débarquent à Montréal ce week-end pour assister au Grand Prix et profiteront de l’occasion pour dépenser de petites fortunes en luxe et en extravagances. Au grand plaisir des commerçants d’ici, qui ont sorti «l’artillerie lourde» pour leur plaire.

Les commerçants espèrent faire des affaires d’or auprès des richissimes amateurs de Formule 1, et l’on voit apparaître des arrivages spéciaux et fort luxueux dans les différents restaurants, bars et hôtels de la région, qui tentent de décrocher la lune pour plaire aux touristes de luxe.

«En général, les gens sont discrets quant à leurs moyens à Montréal... sauf durant le Grand Prix! C’est le seul moment où on sort l’artillerie lourde, où on prend la peine de se faire plaisir et de gâter ses clients», explique Alain Creton, propriétaire du restaurant Chez Alexandre, qui participe au cirque de la F1 depuis bientôt 40 ans.

L’espace d’un week-end, la métropole se transforme en un monde d’opulence qui n’a rien à envier à New York, Paris ou Dubaï. Coup d’œil sur certaines extravagances que se permettent les mieux nantis durant le week-end du Grand Prix.

Se déplacer en jet privé

Photo courtoisie
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Fauteuils en cuir, service de traiteur personnalisé, champagne à volonté, connexion WiFi à bord de l’appareil et service de raccompagnement en Rolls Royce. Décidément, rien n’est trop beau pour les clients de la toute nouvelle compagnie québécoise DAC JET International. Grâce aux deux jets privés à la fine pointe de la technologie, les clients s’offrent une expérience clés en main, sans tracas et 100 % luxe.

À partir de 4900 $/l'heure


Traités comme des rois au Ritz-Carlton

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Malgré son prix exubérant de 9000 $ par nuit (forfait de 4 nuits obligatoire pendant la F1), la suite royale de l’hôtel Ritz-Carlton trouve facilement preneur chaque année. Cette suite de 4700 pieds carrés comporte entre autres une chambre avec lit king, un salon avec foyer, une salle à manger/de réunion où 12 convives peuvent s’asseoir et une magnifique salle de bain en marbre. En raison des récentes rénovations effectuées à l’hôtel et de sa soirée INFINITI fort prisée, qui a lieu aujourd’hui, le Ritz-Carlton est dans la ligne de mire de bien des touristes de luxe, qui y sont traités comme des rois.

36 000 $/4 nuits


Déguster une côte de bœuf vieillie 180 jours

Durant le week-end du Grand Prix, les véritables amateurs de viande se retrouvent à la Maison Boulud, qui propose la côte de bœuf vieillie 180 jours de la boucherie Le Marchand du Bourg. Cette pièce de viande d’un kilo (pour deux personnes) s’est naturellement vidée de son sang pendant la période de vieillissement, ce qui en fait ressortir des arômes de noisette un peu boisés. Certains adeptes font même un détour par la boucherie de Marc Bourg avant de rentrer à la maison ou passent par l’un des restaurants affiliés (comme le Mercuri, qui offre le bifteck de côte vieilli 120 jours à 240 $ (pour deux personnes) durant les quatre jours de festivités.

365 $


Dévorer un homard de 10 livres

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Depuis des lunes, le restaurant grec Milos se plie en quatre pour répondre aux exigences de ses riches clients. Un homard de 10 livres pour l’un, un énorme poisson à partager pour l’autre et une bouteille de vin exclusive pour le suivant. «Nous avons énormément de demandes spéciales de nos bons clients, qui reviennent année après année. D’ailleurs, mon week-end du Grand Prix est déjà complet depuis juillet dernier et certains clients ont déjà réservé pour l’an prochain», explique Donato Battista, directeur des opérations chez Milos, qui a rouvert ses portes cette semaine après six mois de rénovations.

450 $


Aux petits oignons dans la loge Élite au Grand Prix

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À deux, à dix ou à cinquante, certains adeptes de Formule 1 s’offrent chaque année le luxe d’une loge privée sur le circuit Gilles-Villeneuve, qui a pour décor un spectacle offert par les meilleurs pilotes au monde. La loge comprend une vue remarquable sur l’une des portions les plus spectaculaires du circuit, des sites couverts, à l’abri des intempéries, un service de traiteur de qualité supérieure, des téléviseurs avantageusement positionnés qui retransmettent l’action en piste, ainsi que 10 places de stationnement par jour.

95 000 $/3 jours


Rouler en Ferrari F430

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Avec son modèle coupé sport, son moteur V8 et sa couleur jaune vif, ce bolide surpuissant est toujours très convoité durant le week-end du Grand Prix. Même si le propriétaire et fondateur de Location VIP Montréal, Sacha Lafond, avoue que le cirque de la F1 n’est plus ce qu’il a déjà été, faisant référence à certaines années fastes où les gens prenaient plaisir à faire étalage de leur fortune, cette voiture demeure un incontournable pour les amateurs de sensations fortes, principalement des Européens «qui recherchent un feeling similaire à la Formule1», précise M. Lafond.

2500 $/jour


Avoir une vue imprenable du penthouse

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Pour éviter la cohue des hôtels, certains clients bien nantis préfèrent se retirer dans des appartements luxueux du Vieux-Port et du centre-ville. Offrant une vue imprenable sur Montréal et ses festivités, ce penthouse de deux chambres sur deux étages se détaille 2000 $ la nuit durant le week-end du Grand Prix. La société CorporateStays offre quelques «bijoux» comme ceux-ci à l’année, mais confirme qu’ils ne sont jamais aussi populaires que pendant la F1.

2000 $/nuit


Ouvrir le whisky Glenfiddich

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Reconnue pour sa sélection haut de gamme, ­la succursale SAQ Signature de la rue Sainte-Catherine possède actuellement entre ses murs une bouteille de whisky écossais Glenfiddich 50 ans Highland Scotch Single Malt. Même si ce sont principalement les grands restaurants qui font des affaires d’or durant le week-end du Grand Prix, avec tous les magnats présents en ville au cours des prochains jours, la SAQ ne peut qu’espérer trouver preneur. «Durant le Grand Prix, ce sont les bulles qui ont la cote. Après le temps des Fêtes, c’est la plus grosse période pour le champagne. On vend beaucoup de bouteilles haut de gamme, comme Dom Perignon et Cristal, et les Magnums sont aussi très populaires», explique Renaud Dugas, responsable des relations de presse à la SAQ.

31 200 $


Boire un Mouton Rothschild

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Cette année, le célèbre restaurant Chez Alexandre met à la disposition de ses prestigieux clients une bouteille de vin fort impressionnante: un triple Magnum (l’équivalant de 8 bouteilles) de St-Émilion Mouton Rothschild 2005, qui se détaille 12 500 $. «C’est mon bébé, mais j’espère bien m’en départir ce week-end», explique le propriétaire des lieux, Alain Creton. «Chaque année, durant la F1, on vend une trentaine de bouteilles de vin Château Mouton Rothschild et Château Lafite Rothschild, qui valent plus de 1000 $ chacune. C’est fou! Sinon, c’est le champagne le plus populaire. Le Moët & Chandon sort à la pelle et on vend aussi beaucoup de Dom Perignon et de Cristal», explique-t-il. Et ce, sans parler des cigares Behike, qui se détaillent 85 $, et des cognacs de luxe, comme le Louis XIII de Rémy Martin, que l’on peut s’offrir pour 150 $ l’once.

12 500 $/Mathusalem 6 L