/news/currentevents
Navigation

Incendie dans une ferme laitière: plus de 200 bêtes périssent

Coup d'oeil sur cet article

Les amis et voisins des propriétaires d’une ferme laitière ravagée lundi soir par un incendie qui a tué 235 bêtes, en Montérégie, ont assisté impuissants au désastre.

«Je suis vraiment triste pour eux. C’est le travail d’une vie qui vient de partir en flammes. J’ai vu la ferme grandir, du grand-père aux petits-enfants. C’était une très belle entreprise», se désole Johanne Bordeleau, 53 ans, la voisine immédiate de la ferme des Gaudette à Saint-Denis-sur-Richelieu.

La ferme qui comptait 235 vaches laitières a été la proie d’un violent incendie lundi soir. Les propriétaires ont été alertés par une alarme vers 22 h, selon les pompiers sur place. Quand ils sont sortis de chez eux, les flammes ravageaient déjà l’étable au complet.

Photo Le journal de Montréal, Caroline Paillez

«Ils ont essayé de faire sortir les bêtes, mais il était trop tard », explique Robert Phaneuf, directeur du service des incendies de Saint-Denis-sur-Richelieu.

La plupart des animaux ont péri dans l’incendie. Quelques vaches étaient parvenues à s’échapper, mais elles ont dû être abattues, hier, en raison de la gravité de leurs blessures. Les pompiers ont pourtant tout essayé.

«Quand on est arrivés, l’embrasement était généralisé. On a d’abord voulu isoler les réservoirs de propane, pour éviter une explosion. Ensuite, on y a été par étapes», explique M. Phaneuf.

Près de 45 pompiers des municipalités voisines sont intervenus pour éteindre l’incendie qui a continué jusqu’à 4 h du matin.

Les voisins ont assisté ébahis à la scène. «On s’est précipités dehors pour aider. Mais il était trop tard. La propriétaire est tombée dans les bras de mon conjoint», se rappelle Johanne Bordeleau.

Une ferme familiale

La ferme des Gaudette était la plus importante ferme laitière du coin. «Ça fonctionnait très bien. Les enfants venaient de rénover et d’acheter un nouveau robot pour traire les vaches», explique Jacques Villemaire, un ami proche de la famille, qui était auprès d’eux hier matin pour les réconforter.

Photo Le journal de Montréal, Caroline Paillez

«Ils étaient sous le choc. Ils travaillent matin, midi et soir, chaque jour de l’année. Et du jour au lendemain, ils n’ont plus rien», dit-il.

Les causes de l’incendie étaient inconnues, mais les pompiers avaient tout de même écarté l’idée d’un incendie criminel.

Pour Robert Phaneuf, si les circonstances entourant le drame sont encore à éclaircir, il est clair que le matériau de construction utilisé pour la nouvelle bâtisse a accéléré l’incendie.

«Les étables sont faites avec un genre de plastique, maintenant. C’est très pratique, mais ça occasionne trois fois plus de chaleur en très peu de temps», dit-il.