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La honte

GEN-FUNERAILLES-CAMOUFLAGE
PIERRE-PAUL POULIN/LE JOURNAL DE MONTRƒAL/AGENCE QMI

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Aux funérailles nationales de Jacques Parizeau, les policiers de la Sûreté du Québec avaient mis leurs plus beaux habits. La circonstance le commandait.

Indignes, comme ils nous y ont habitués, les policiers du SPVM avaient gardé leurs pantalons de camouflage, portés en signe de protestation syndicale contre leur direction.

Un manque de respect et de classe qui ne mérite que le mépris le plus profond.

Voulant se justifier, le syndicat a empiré sa cause. Il a prétendu qu’il n’avait pas été avisé par personne qu’il serait souhaitable que les syndiqués ne se déguisent pas ainsi.

Avait-il besoin que quelqu’un le fasse ?

Les dirigeants du syndicat n’ont-ils pas vu d’eux-mêmes que la chose allait de soi ?

La décence et la dignité, il fallait les leur demander gentiment, voyez-vous. Ils en sont là...

Pendant les funérailles de Jean Béliveau, ces malotrus s’étaient vêtus comme les circonstances l’exigeaient.

Il ne s’agit pas ici de disserter sur les contributions respectives d’un joueur de hockey et d’un premier ministre. Dans leurs sphères respectives, chacun fut éminent.

Ah, mais c’est que la famille du numéro 4 l’avait demandé, ai-je entendu. Tant de bêtise laisse pantois.

On serait tenté de dire que les policiers du SPVM ont perdu leur honneur. Mais on ne peut plus perdre ce à quoi l’on a soi-même renoncé depuis longtemps

 

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