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Une loi Paradis contre l’enfer animal

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Pendant que tout le monde ergotait sur un gazouillis de Jocelyne Cazin, la candidate malheureuse de la CAQ dans Chauveau, le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis annonçait un projet de loi d’une importance capitale pour le bien-être de nos animaux.

Pendant que tout le monde ergotait sur un gazouillis de Jocelyne Cazin, la candidate malheureuse de la CAQ dans Chauveau, le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis annonçait un projet de loi d’une importance capitale pour le bien-être de nos animaux.

L’élection des libéraux de Philippe Couillard l’an dernier m’a déprimé, excepté pour une chose: le retour en grâce de Pierre Paradis, qui a fait ses classes sous Robert Bourassa, puis que Jean Charest, rancunier, faisait jouer sur le banc...

Pierre Paradis m’a plusieurs fois appelé pour me dire qu’il allait changer les choses. Il appelle aussi souvent des bénévoles d’associations qui soignent les animaux. Voilà tout le contraire d’un ministre «déconnecté»!

Des êtres sensibles

Le ministre s’apprête à donner à sa carrière politique une stature historique. Pour ce qui est du droit des animaux, il y aura un avant et un après, Pierre Paradis.

Avec la loi Paradis, nos animaux ne seront plus tenus pour de simples biens matériels comme des meubles ou une batterie de cuisine, mais pour des êtres sensibles, capables de souffrir et qui ont droit à des conditions de vie dignes.

Est-ce le passé agraire très rude de nos aïeux qui nous a endurcis au point de faire de nous, Québécois, des laxistes épouvantables quand il est question de la condition animale? Espérons que la loi Paradis engendrera la petite révolution des mentalités dont nous avons tant besoin.

Mes suggestions

Dans votre loi, M.Paradis, veuillez éliminer cette habitude de laisser un chien ou un chat dans les vitrines de nos affairistes face au soleil.

Veuillez songer à empêcher les propriétaires d’interdire les animaux dans leurs logements, ce qui oblige des familles à se défaire, à contrecœur, de leur chat ou chien.

J’espère que la loi va s’attarder à ces profiteurs qui opèrent des usines à chiots, à ces voyous qui organisent des combats de chiens et à ces vauriens qui attachent un chien à un poteau pour le laisser là, l’hiver.

Il faut aussi se pencher sur la question des chambres à gaz qui opèrent dans certains chenilspressés d’anesthésier en échange d’un chèque de la municipalité; est-ce acceptable?

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