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Analyser son style vestimentaire

Luc Breton
Photo courtoisie Luc Breton

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Qu’on soit une victime de la mode ou un adepte du jean – t-shirt, les tenues vestimentaires choisies véhiculent des messages. Le 24 Heures s’est entretenu avec l’analyste en comportement vestimentaire Luc Breton pour en apprendre un peu plus sur le sujet.

«On ne peut pas être dans l’être ou dans le paraître, on est les deux», dit d’emblée ce dernier.

Luc Breton anime les ateliers Je vêts bien dans lesquels il amène les participants à analyser leur comportement vestimentaire.

«Souvent, les participants sont tannés de courir après quelque chose qu’ils ne trouvent pas», fait-il remarquer.

Selon son propre aveu, plusieurs personnes cherchent à avoir l’air décontractées, zen, authentiques ou crédibles, sans savoir comment s’y prendre.

«Être décontracté, ce n’est pas un look, c’est une attitude. Je veux amener les gens à comprendre qu’est ce qu’il cherche vraiment quand ils magasinent », explique-t-il.

Antécédents

Pour se faire, Luc Breton s’intéresse d’abord aux antécédents sociaux. La façon dont la beauté est perçue dans l’entourage familial, le fait d’avoir été encouragé ou non à être coquet sont autant de facteurs pouvant influencer les comportements vestimentaires.

«Je ne travaille pas le stylisme, je travaille la face cachée du vêtement, les résignations que les gens s’imposent», précise-t-il.

Selon ce dernier, les barrières inconscientes et les complexes de certaines personnes sont au cœur de leur stratégie vestimentaire.

« Il y en a pour qui porter des jeans ça fait cheap, porter des bijoux ça fait guerda, on ajoute à ça les complexes physiques et on se plaint qu’on ne trouve rien dans les magasins! C’est impossible de ne rien trouver, tu ne trouves rien qui correspond à tes blocages et aux couches que tu n’as pas encore enlevées», affirme-t-il.

Lors de ces ateliers, Luc Breton amène les participants à confronter leurs peurs et à comprendre comment leur perception d’elles-mêmes influence leur allure.

« Il y en a qui ont peur de faire matante ou de faire petit monsieur, trop madame d’Outremont ou trop pitoune, des artistes qui ont peur de ne pas faire assez artistes», déplore-t-il.

Une chose est sûre, les choix faits par rapport aux vêtements que l’on porte ont une incidence sur la perception que les autres ont de nous. Pour Luc Breton, comprendre notre relation aux vêtements est aussi essentiel que de comprendre notre relation aux autres ou à la nourriture.

«Le rapport que tu as par rapport au vêtement, tu l’as aussi ailleurs dans ta vie », conclut-il.

lucbreton.com/