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Sauter une année scolaire pour lutter contre le décrochage?

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Afin d’augmenter la motivation de certains élèves et de lutter éventuellement contre le décrochage, il faudrait permettre à davantage de jeunes doués de sauter une année scolaire.

C’est ce qu’a proposé Françoys Gagné, professeur retraité de l’UQAM en psychologie, lors d’une conférence qui s’est déroulée à Montréal récemment.

«Il s’agit d’une pratique qui est maintenant très rare, même si la recherche a démontré qu’il n’y a à peu près pas d’effets négatifs pour les élèves», affirme M. Gagné en entrevue au Journal.

Ce dernier s’explique mal pourquoi une majorité d’intervenants scolaires s’opposent à faire sauter une année à un élève doué qui s’ennuie sur les bancs d’école. «C’est une mesure qui fonctionne dans 90 % des cas», affirme celui qui s’intéresse à la douance depuis de nombreuses années. La pratique était pourtant courante dans les années 60, rappelle-t-il.

«Dans la mesure où l’enfant le veut, l’accélération scolaire pourrait être une solution pour augmenter la motivation de certains élèves» plus doués qui s’ennuient sur les bancs d’école, un problème important quand on sait que le manque de motivation peut mener au décrochage scolaire, indique-t-il.

La conférence présentée par Françoys Gagné est organisée par l’Association Haut Potentiel Québec, qui représente une centaine de familles dont les enfants ont un haut potentiel intellectuel.

Refus fréquents

Sa présidente, Sylvie Régnier, a voulu approfondir ce sujet puisque plusieurs parents lui ont demandé davantage d’information sur l’accélération scolaire après avoir essuyé un refus de la direction d’école, malgré une recommandation favorable d’un psychologue. «Ça reste très rare. Il s’agit de cas d’exception, et c’est dommage», affirme-t-elle.

Pourtant, l’effet peut être très positif, ajoute-t-elle. Cette dernière donne en exemple le cas d’un jeune garçon, qui est passé directement de la première à la troisième année et pour qui ce changement a été «très bénéfique». La situation était devenue très frustrante pour ce gamin beaucoup plus doué que la moyenne.

Une des principales raisons évoquées pour refuser l’accélération scolaire est la difficulté d’adaptation avec des camarades de classe plus âgés. «Mais, souvent, ce sont des enfants qui ont besoin de socialiser avec d’autres enfants qui sont de leur niveau cognitif, avec qui ils partagent davantage d’intérêts», souligne Mme Régnier.

 

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