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Ma destination printanière coup de coeur : Les îles Lofoten en Norvège

Un «rorbuer» est une cabane sur pilotis en bois et qui sert principalement d'hébergement aux pêcheurs (et touristes) de passage
PHOTO courtoisie, Maxime Bellefleur Un «rorbuer» est une cabane sur pilotis en bois et qui sert principalement d'hébergement aux pêcheurs (et touristes) de passage

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Presque tous mes voyages sont des coups de cœur. Les destinations parcourues prennent plutôt toutes leurs saveurs au flot des bonnes surprises qui jalonnent mes rencontres et des découvertes qui s'imposent sur mon chemin. Mais à bien y penser, il y a une destination, une, qui sort du lot: la Norvège.

À chaque fois que je parle de ce pays nordique et des aventures que j'y ai vécues, mes lèvres s'étirent en un grand sourire. Rien que ces quelques lignes et j'ai la tête remplie de souvenirs mémorables.

Ah la Norvège! Mais plus spécifiquement, le nord, tout près du cercle polaire où j'y ai déposé les sacs, un printemps, il y a de ça quelque temps.

Avec nos vélos bien chargés, nous avons parcouru les îles Lofoten de Svolvær (au nord) jusqu'à Å (au sud) pendant une semaine en pleine autonomie.
PHOTO courtoisie, Maxime Bellefleur
Avec nos vélos bien chargés, nous avons parcouru les îles Lofoten de Svolvær (au nord) jusqu'à Å (au sud) pendant une semaine en pleine autonomie.

Pour m'y rendre, j'ai dû prendre un train qui traverse le pays de tout son long, du sud au nord, d'Oslo à Bodø, la porte du Grand Nord, dans des wagons tirés d'un temps ancien.

Accoudé à ma fenêtre, je ne pouvais pas lâcher un instant le paysage qui défilait sous mes yeux. Cette vue unique au monde, c'est l'immensité des fjords qui s'étirent jusqu'au bout de ma rétine. On était au mois de mai, et là-haut en Norvège, le soleil ne se couche pas avant l'automne. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.

Vivre l'expérience du soleil constant, à travers ces danses lumineuses qui traversent le ciel, peu importe l'heure du jour ou de la nuit, c'est une chose à mettre dans sa liste des choses à ne pas rater en voyage.

Les îles Lofoten en mode aventure

À la recherche d'expériences insolites au pays des Vikings, j'avais opté pour une expédition nature sur un îlot perdu loin dans la mer du Nord, au-delà du cercle polaire, dans l'archipel des Lofoten.

Un «rorbuer» est une cabane sur pilotis en bois et qui sert principalement d'hébergement aux pêcheurs (et touristes) de passage
PHOTO courtoisie, Maxime Bellefleur
Un «rorbuer» est une cabane sur pilotis en bois et qui sert principalement d'hébergement aux pêcheurs (et touristes) de passage

Le but premier de mes aventures nordiques était de prendre le pouls de la vie sur ses îles en voyageant à vélo, pendant une semaine, en autonomie complète. Il faut savoir qu'en Norvège et dans les Lofoten, l'accès libre à la nature, prescrit par le gouvernement, facilite beaucoup la logistique et surtout les coûts reliés à l'hébergement et autres.

Dans ce recoin du monde, il est permis de pêcher librement, dans les eaux salés et de poser son campement n'importe où, à plus de deux cents mètres d'une habitation. Les économies sont de tailles. Avec du camping sauvage, j'ai pu économiser sur l'hébergement; en pêchant tous les soirs, j'ai réduit mes achats en nourriture (et en poids surtout); et grâce à mon vélo et mes deux jambes, j'ai minimisé mes coûts de transport. L'aventure s'annonçait inoubliable.

De plus, la lumière continue du soleil de minuit m'a grandement facilité la tâche. Tant qu'il faisait beau, je pouvais rouler toute la nuit, en pleine lumière à travers ses panoramas lumineux et immensément incongrus!

Vivre l'expérience des Lofoten au quotidien

Les routes des îles Lofoten sont peu accidentées dans leur ensemble et donc très agréables pour des longues journées à vélo.

Nous avons effectué plusieurs arrêts en chemin qui nous ont permis de profiter de l'unicité visuelle de l'île et de la luminosité du soleil de minuit norvégien.
PHOTO courtoisie, Maxime Bellefleur
Nous avons effectué plusieurs arrêts en chemin qui nous ont permis de profiter de l'unicité visuelle de l'île et de la luminosité du soleil de minuit norvégien.

Côté climat, le temps fut clément grâce au courant chaud du Gulf Stream, qui réchauffe les lieux à partir du mois de mai. Entre 10 et 15°C, la température était idéale pour le vélo.

Afin de maximiser mon temps et mes découvertes, j'ai fait la location d'un vélo à un bout de l'île, à Svolvaer, pour le rendre tout au sud, à Å, à la fin de mon séjour. En évitant de faire une boucle, j'ai pu visiter plus d'endroits, tout en prenant le temps de m'arrêter et de mieux profiter de ceux visités en cours de route.

Les quelques locaux que j'ai pu croiser ont été extrêmement ouverts et aidants. Avec quelques mots de norvégien, appris avant de partir, j'en ai fait rire beaucoup d'entre eux. Sans pouvoir communiquer parfaitement avec tout le monde, même si une bonne partie parle anglais couramment, j'ai su me faire comprendre. Sans hésitation, on m'a ouvert la porte pour remplir ma gourde et me donner des conseils sur la bonne route à prendre. Même que, à quelques reprises, on venait curieusement bavarder avec moi pour me proposer les bons endroits où poser ma tente.

L'accès libre à la nature en Norvège permet à quiconque de poser sa tente n'importe où sur le territoire à plus de 200 mètres d'une habitation résidentielle.
PHOTO courtoisie, Maxime Bellefleur
L'accès libre à la nature en Norvège permet à quiconque de poser sa tente n'importe où sur le territoire à plus de 200 mètres d'une habitation résidentielle.

Mon séjour fut littéralement un coup de cœur sur toute la ligne. J'ai eu la chance d'explorer à mon rythme les îles Lofoten à très bas prix et vivre en autarcie au milieu de sa nature grandiose. Tout ça, en rencontrant un peuple plus que chaleureux, prêt à tout, pour m'aider à profiter pleinement de mon temps chez eux. Rouler sans fin, à la conquête de ce pays féerique, la liberté dans ma poche, il n'y a rien de tel.

Une seconde à la fois, ces moments resteront gravés à jamais au fond du petit voyageur qui sommeille en moi.