/news/health
Navigation

Les hommes s’isolent encore en cas de besoin

Un nouveau sondage démontre que les hommes refusent toujours l’aide des professionnels

Coup d'oeil sur cet article

Les hommes québécois ont encore beaucoup de difficulté à réclamer de l’aide lorsqu’ils vivent de la détresse, préférant se confier à leur conjointe, ou essayer de guérir leur mal seul, selon un nouveau sondage.

Qui est l’homme québécois d’aujourd’hui? Depuis trois ans, un groupe de chercheurs travaille à une première grande enquête du genre qui arrivera bientôt à terme.

Avant de déposer les résultats au ministère de la Santé et des Services sociaux, ils ont réalisé un grand sondage. À l’été 2014, ils ont été 2084 hommes québécois à répondre au questionnaire en ligne concernant leurs besoins psychosociaux et de santé.Les résultats ont été présentés vendredi, au Congrès de l’Acfas, permettent d’observer que les hommes qui font face à des problèmes personnels s’entêtent à ne pas consulter.

Isolement

«On se rend compte qu’il y a des changements dans les attitudes, la façon de vivre la masculinité dans leur rapport avec les femmes, principalement pour le partage des tâches domestiques. Ce qui est très positif», a expliqué le chercheur en travail social et responsable de l’enquête, Gilles Tremblay. «Mais, dans le rapport aux services, ça reste très difficile. La consultation, lorsque les hommes vivent des difficultés personnelles».

En couple, le soutien de la femme sera présent. Les problèmes surviennent toutefois au moment d’une rupture. À cet instant, l’homme se retrouve seul et se refuse d’approcher des intervenants dudomaine de la santé.«On sait que la première ressource, c’est la conjointe. Mais il y a des séparations et des divorces, ce qui est la moitié des couples au Québec. Donc, le gars se ramasse extrêmement tout seul», explique l’expert, avouant que pour les problèmes de santé physique, «c’était un peu moins pire».

Les jeunes

Par ailleurs, les résultats démontrent que les jeunes hommes ont des habitudes bien différentes de leurs aînés. Alors que leurs pères ne consultent pratiquement jamais leurs amis lorsqu’ils ont des problèmes, les jeunes savent s’entourer de personnes à qui ils font confiance.

«Il y a des petites tendances, chez la jeune génération, mais il y a encore de grands pas à franchir, admet M. Tremblay. Il faut développer davantage les réseaux sociaux de soutien chez les hommes».

Qui les hommes vont-ils consulter en cas de détresse?

  •  Conjoint/Conjointe 84,5%
  •  Médecin de famille 63,7%
  •  Les parents 56%
  •  Personne 49%
  •  Autre membre de la famille 47%
  •  Intervenant psychosocial 42%
  •  CLSC 38%
  •  Ressource communautaire 21%
  •  Ligne d’écoute 14,7%