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Un bateau en 21 jours

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Une trentaine de personnes construiront, en 21 jours, un bateau à partir d’arbres abattus à cause de la maladie de l’agrile du frêne.

Baptisé le Défi Marins Urbain, ce projet de 21 jours débuté mercredi au Village au Pied-du-Courant permettra d’initier une trentaine de personnes, dont plusieurs jeunes décrocheurs à la construction d’un voile-aviron.

«On voulait utiliser le projet comme outil de rapprochement social, indique Yves Plante, l’initiateur du projet. Après la construction tous auront une formation d’une semaine pour la manœuvre du bateau afin de pouvoir initier d’autres gens.»

C’est d’ailleurs l’aspect coopératif qui a séduit Marjolaine Miclette, une biologiste de 34 ans. 

«C’est un rêve que j’avais depuis longtemps de naviguer sur un voilier et apprendre à le fabriquer, confirme la jeune femme. Contribuer à un projet commun qui a pour mission l’intégration et l’économie sociale est très valorisant.»

1000 pieds de frêne malade

Ce voile-aviron de 25 pieds de long, 7 pieds de large sera composé à 95 % d’arbres atteints par l’agrile du frêne, cet insecte qui s’attaque aux essences de l’arbre et cause sa mort. Le fléau gagne du terrain à Montréal, où 200 000 frênes seraient menacés par la maladie dans les 15 prochaines années.

Ainsi, ce sont près de 1000 pieds de bois provenant de Côte-des-Neiges et destinés à devenir de simples copeaux qui seront recyclés.

«Le bois n’est pas infecté, car l’agrile vit entre l’écorce et le bois, il n’y a donc pas de problème de contamination», soutient M. Plante.

Développer des passions

Grâce au Défi Marins Urbains, Yves Plante espère ressusciter l’intérêt des Montréalais pour le fleuve.

«Notre objectif à long terme est d’organiser des activités comme des camps de jour pour redonner l’accès au fleuve. Le fleuve, c’est notre identité ce n’est pas seulement les ponts à traverser et le trafic», rappelle avec humour le résident d’Hochelaga-Maisonneuve.