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Jean-François Mercier s'emporte sur Facebook

Jean-François Mercier s'emporte sur Facebook
PIERRE-PAUL POULIN/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

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Jean-François Mercier, qui a annoncé plus tôt cette semaine qu’il allait temporairement se retirer de Facebook à la suite de la publication d’une pensée du jour controversée, qualifiée de sexiste et raciste par certains internautes, s’est manifesté de nouveau, ce jeudi, sur le réseau social.

La pensée du jour. S'habiller sexy et se déhancher de manière suggestive dans une discothèque pour ensuite se plaindre...

Posted by Jean-François Mercier on Sunday, July 5, 2015

En effet, l’humoriste a réagi à un texte publié sur le site de Nightlife.ca. Dans le billet, le chroniqueur Murphy Cooper (Le Détesteur), tente d’expliquer à Mercier pourquoi les gens ont réagi aussi fortement à sa blague faite sur sa page Facebook.

Rappelons que Mercier, qui a été accusé par plusieurs de faire la propagande de la culture du viol, de faire du slut shaming et de tenir des propos racistes, s’était expliqué dans un long billet, partagé sur sa page Facebook, plus tôt cette semaine.  

«Et ta blague, Jean-François, malgré ce que t’en penses, et malgré tes intentions qui n’étaient probablement pas mauvaises, amène les gens à banaliser, à responsabiliser les victimes, à alimenter la pression que doivent subir les femmes tous les jours», peut-on lire dans l’article. Cooper poursuit en soulignant que les gens qui ont défendu l’artiste étaient 100 % d’accord avec sa réflexion et ont «évoqué que les femmes vêtues de tenues légères n’ont aucun respect de soi, une idée exclusive qu’on impose aux femmes.»

Finalement, Le Détesteur termine en affirmant qu’il a beaucoup de difficulté à croire que Mercier ignorait que son initiative allait engendrer autant de commentaires à caractère misogyne.

Mercier réagit sur Facebook

À la suite de la publication de l’article, Jean-François Mercier a répondu au chroniqueur. Accusé de slut shaming, concept où toute femme est humiliée ou intimidée en raison de son attitude ou son aspect physique jugé provocant, il répond:

«Ce que tu avances lorsque tu dis que tu as de la misère à me croire, c’est que dans le fond, soit je suis malhonnête ou un peu con. Alors, oui, je suis con. J’imagine que ça justifie les gens de m’agresser et que je n’ai que moi à blâmer. OK, merci de me faire comprendre le concept de slut-shaming en me le faisant vivre ! Tu es fort ! Très habile !»

L’humoriste poursuit en indiquant que ce ne sont pas toutes les personnes qui ont trouvé sa farce drôle qui considèrent que «les femmes vêtues de tenues légères se manquaient de respect à elles-mêmes.» Il souligne aussi que les gens qui ont aimé sa blague et qui l’ont défendue ne sont pas tous des imbéciles machistes qui tentent de discréditer les féministes en les faisant passer pour des frustrées et des folles, contrairement à ce que soutient Le Détesteur dans son billet. Il appuie sa théorie en indiquant que les gens qui ont déversé leur fiel sur lui sans retenue étaient probablement tous des gens posés.

Bien que Mercier doive assumer sa farce, il ne peut pas se tenir responsable de l’interprétation des gens : «Oui, tu peux me tenir responsable de mes propos mais tu ne peux pas me tenir responsable de ce que le maillon le plus faible de la chaîne interprète. Et tu ne peux surtout pas me tenir responsable de ce que toi, tu interprètes.»

Finalement, l’humoriste qui est en désaccord avec l’article, souligne que «l’humour et l’art, contrairement au billet d’opinion s’élèvent au-dessus des lois et des principes dans le sens que se sont des représentations».

Il conclut en demandant au chroniqueur de lui faire une liste des sujets qu’il ne peut pas aborder en humour, afin d’éviter qu’il se remette dans le pétrin.

Voici l’intégrale du message Facebook de Mercier.

Cher Le détesteur, Merci de saluer mon habileté. C’est très apprécié. Je vais saluer la tienne à mon tour. Je vais...

Posted by Jean-François Mercier on Thursday, July 9, 2015

 


 

 

 

 

 

 

 

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