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Fin horrible pour une jeune mère disparue

Le corps de Samantha Higgins a été retrouvé dans un sac vendredi

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La disparition d’une jeune mère de 22 ans à LaSalle mardi s’est conclue de la plus macabre des façons vendredi lorsqu’on a appris que c’est son corps qui a été retrouvé démembré à Hinchinbrooke, en Montérégie.

La victime de ce meurtre sordide est Samantha Higgins, qui manquait à l’appel depuis la nuit de lundi à mardi.

La jeune femme, qui aurait accouché de son deuxième enfant il y a quelques semaines, ne serait jamais rentrée à la maison après une soirée chez une amie, dans l’arrondissement de LaSalle.

Abandonnée à 75 km de là

Son corps a finalement été mutilé, transporté et abandonné à quelque 75 kilomètres au sud-est de là, à Hinchinbrooke en Montérégie, non loin de la frontière séparant le Québec et l’État de New York.

Selon nos informations, le cadavre de la Montréalaise était démembré et camouflé dans un sac de poubelles. Seul le haut du corps de la victime a été trouvé.

Les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont été appelés pour chercher les jambes dans le cours d’eau près duquel le sac se trouvait. Au moment de mettre sous presse, les membres manquants n’avaient toujours pas été repérés.

La victime portait toujours la robe rose qu’elle portait le soir de sa disparition, mais ses pièces d’identité n’ont pas été retrouvées. Elle a toutefois pu être identifiée visuellement, notamment grâce à ses tatouages, dont l’un avec le nom de son fiancé, a appris Le Journal.

La SQ n’a toutefois pas pu commenter ces informations, l’enquête de sa section des crimes contre la personne étant toujours en cours.

Prédateur sexuel ?

Avec l’aide des spécialistes du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal, les enquêteurs tenteront maintenant de déterminer les causes exactes du décès et à quel moment le meurtre est survenu, indique la SQ.

Il semble acquis que la victime a été assassinée dans un endroit autre que celui où elle a été trouvée.

Des expertises seront également effectuées afin d’établir si la victime a été agressée sexuellement avant d’être assassinée.

Une collaboration de la SQ serait alors à prévoir avec les corps policiers pour vérifier si d’autres cas récents de disparitions de jeunes femmes pourraient comporter des similitudes avec celui-ci.

— Avec la collaboration de Valérie Gonthier et de l’Agence QMI

 

Les cas de démembrement sont très rares

 

Le type de meurtre sordide dont aurait été victime Samantha Higgins est extrêmement rare et n’est pas sans rappeler celui perpétré par Luka Rocco Magnotta en 2012, explique Marc Ouimet, professeur de criminologie à l’Université de Montréal.

À quelle fréquence ce genre de meurtre est-il commis ?

Au Québec, on compte environ un cas par 5 ou 10 ans, selon ce qui a été compilé depuis une cinquantaine d’années. Le dernier en date remonte à Magnotta.

Comment expliquer ce genre de comportements meurtriers ?

Il est certain qu’on est dans le domaine des troubles de santé mentale profonds. Mais comme ces cas sont rarissimes, il est difficile d’en retirer un patron typique. Dans certains cas, ces meurtriers ont été battus dans leur enfance, ou ont cherché à faire souffrir des animaux, mais ce n’est pas le cas de tous.

Comment peut-on se protéger de ce genre d’attaque ?

L’immense majorité des crimes violents sont commis par une personne qui connaissait la victime. Même dans le cas de Magnotta, il y avait un certain lien. Les cas de meurtriers qui s’en prennent à des personnes au hasard sont encore plus rares. Se prémunir contre ce genre de crime, ce serait comme de chercher à se prémunir d’un accident d’avion.

 

Chronologie

 
Nuit du 6 au 7 juillet
  • Samantha se rend à une soirée chez des amis, à 10 minutes à pied de chez elle. Il s’agirait d’une de ses premières sorties depuis qu’elle a accouché de son bébé il y a 10 semaines, selon des proches.
  • Entre minuit et 1h du matin, elle quitte la maison de son amie, près de la rue Newman à LaSalle, et rentre chez elle à pied en empruntant la rue David-Boyer.
  • À 1 h 10, Samantha parle sur son cellulaire avec son fiancé. Elle lui dit qu’elle a passé un bon moment.
  • Un ami lui écrit pour s’assurer qu’elle était bien rentrée.
  • Une réponse par message texte est envoyée du téléphone de Samantha à 1 h 40.
  • La dernière information de géolocalisation captée sur son cellulaire remonte à 5 h, près du restaurant McDonald’s sur la rue Newman. Les appels suivants ont été directement dirigés sur sa boîte vocale.
 
Le 7 juillet 
  • Sans nouvelles d’elle, des proches de Samantha avisent la police.
Le 9 juillet 
  • Les policiers diffusent un avis de disparition. 
  • Vers 19 h, le propriétaire d’une ferme découvre un corps mutilé près d’un cours d’eau en Montérégie.
Vendredi
  • Les policiers annoncent qu’il s’agit de Samantha.

- Informations recueillies sur Facebook par Valérie Gonthier, Le Journal de Montréal

 

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