/misc
Navigation

Donald Trump: l’éléphant dans la pièce...

Republican Presidential candidate Trump reacts as he speaks at the 2015 FreedomFest in Las Vegas
REUTERS

Coup d'oeil sur cet article

N’est-ce pas ironique que le logo du Parti républicain aux États-Unis soit représenté par un éléphant? Ironique, parce que justement ces jours-ci dans la maison républicaine, un éléphant, il y en a tout un. Et il fait des ravages...


Donald Trump, magnat de l’immobilier pour les uns, bouffon au toupet ostentatoire pour les autres, continue de se frayer un chemin dans l’investiture du GOP avec ses grosses pattes. «Je vaux dix milliards», a-t-il exagéré (encore) cette semaine (c’est plus du double de l’estimation établie par le magazine Forbes). Lui qui affirme «avoir le dessus sur la Chine» continue de tout écraser sur son passage, y compris le seul véritable espoir chez les républicains de ravir la Maison-Blanche en 2016.


L’ex-gouverneur de la Floride Jeb Bush? «Un désastre total», dit-il. «Comment diable pouvez-vous voter pour ce mec?» Il est «extrêmement faible»... 


C’était après que Trump affirme qu’il «botterait le cul» du trafiquant «El Chapo» évadé de prison il y a une semaine, qu’il «bombarderait les champs de pétrole en Irak» pour venir à bout de l’État islamique, qu’il traite les Mexicains de «violeurs», ces mêmes Mexicains qui font entrer «d’énormes maladies infectieuses» aux États-Unis...


Avec ses déclarations-chocs et son style abrasif, l’ex-animateur de télé-réalité draine toute l’attention médiatique. Et comme «il dit ce qu’il pense et pense ce qu’il dit», il trouve une oreille attentive auprès des conservateurs populistes.


Si bien que les deux plus récents sondages (Fox News et USA Today/Suffolk University) rendus publics cette semaine le placent maintenant en tête des quinze prétendants à l’investiture républicaine (prétendants dont on n’entend jamais parler d’ailleurs – ni de leurs idées – puisque Trump «vole le show»). Dire que quand il s’est lancé dans cette improbable aventure, il y a un mois, on croyait que sa candidature ne survivrait pas la semaine...


Bref, une autre ironie: le candidat actuellement le plus pris au sérieux dans le Parti républicain, c’est justement celui qui enlève toute couche de sérieux à ce même Parti républicain!


J’imagine les démocrates en train de se taper sur les cuisses en constatant le surréel de la situation. J’imagine Hillary Clinton en train de rire aux larmes en se découvrant cet «allié» inattendu dans le camp adverse.


Alors que Trump l’électron libre poursuit sur sa lancée, l’investiture républicaine s’achemine vers son tout premier débat entre candidats, le 6 août prochain. Ça promet...


Durs lendemains de veille à prévoir chez les républicains, qui pourraient halluciner des éléphants roses...