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Le piratage du site pour époux infidèles Ashley Madison inquiète

Bloc Piratage

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Pas moins de 37 millions d’époux infidèles ont des sueurs froides depuis aujourd'hui, de peur que leur adultère soit dévoilé au grand jour par ceux qui ont piraté le site de rencontres extra-conjugales Ashley Madison. Cela inquiète aussi d’autres sites similaires.

«Suis-je inquiet? Oui, comme tous les sites!», s’exclame Alexandre Papuli, gérant du site adulteres.org.

Le groupe de pirates «The impact team» a exigé aujourd'hui la fermeture du site Ashley Madison, au slogan «la vie est courte, prenez un amant». Sans quoi ils publieront l’identité des abonnés, leurs adresses, leurs transactions bancaires, et même leurs fantasmes sexuels.

Faille de sécurité

«Une importante partie de la population vivra un sale quart d’heure, y compris des gens riches et puissants», ont prévenu les pirates.

«Ashley Madison a beaucoup investi (dans la sécurité). Et ce type d’incident peut rompre la confiance des internautes et donc le business de tout site», craint Alexandre Papuli.

« Il ne faut pas tenir le discours moralisateur ‘‘Tant pis pour ces vieux cochons’’. Les ‘‘justes’’ ne sont pas plus à l’abri. » – José Fernandez, Polytechnique

«N’importe quel site peut subir des failles de sécurité», admet Angela Jacob Bermudo, relationniste pour SeekingArrangement.com, qui abrite 1,2 million de sugar daddies (hommes riches) et 3,3 millions de sugar babies (jeunes filles).

Cela inquiète aussi le professeur en génie informatique à Polytechnique José Fernandez. Car la protection des données est au coeur du modèle d’affaires du site, qui a intérêt à garantir à ses clients que leur adultère restera secret.

«Si eux sont piratés, alors qui ne le sera pas?», s’alarme le professeur, qui pense que le but final de ces hackers «est plutôt d’extorquer de l’argent».

Le site a assuré aujourd'hui avoir fermé les brèches de sécurité. «Tous les messages ont été retirés», notamment ceux qui contenaient «les données personnelles d’identification de nos abonnés».

Mais pour Éric Baillargeon, spécialiste du marketing web, «si les pirates ont accédé à ces données, ils les ont probablement téléchargées et les ont toujours avec eux».

Pas drôle

Les «infidèles» abonnés ont été copieusement moqués sur Twitter. Mais M. Fernandez n’a pas envie de rire. «Il ne faut pas tenir le discours moralisateur ‘‘tant pis pour ces vieux cochons’’. Les ‘‘justes’’ ne sont pas plus à l’abri».

La plupart des gens étalent en effet leur vie sur Facebook ou Yahoo, dit-il.

«Ces sites utilisent ces informations ou les vendent. Les conséquences peuvent être encore plus graves à long terme.»

 

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