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Une nouvelle brasserie artisanale voit le jour en Gaspésie

Benoît Couillard
Photo Le Journal de Québec, Nelson Sergerie Benoît Couillard est à remplir un baril de chêne dans lequel la bière aux framboises fermentera. Elle devrait être disponible à la fin août.

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VAL-D’ESPOIR – Une nouvelle brasserie artisanale voit le jour en Gaspésie. La particularité de ce projet à très petite échelle qui prend racine à Val-d’Espoir, près de Percé? Son créateur entend produire la majorité des éléments composant ses bières.

Benoît Couillard est l’artisan de la brasserie Auval, qui a nécessité un investissement de 400 000 $. Il préfère ne pas utiliser le mot microbrasserie.

«C’est plus une ferme brassicole, une nano brasserie. C’est vraiment petit. Brasserie, c’est plus général», explique d’entrée de jeu le brasseur.

Lorsque la brasserie aura atteint son plein potentiel, elle ne produira que 50 000 litres dans un horizon de trois ans.

«L’idée est de ne pas grossir, mais de bien en vivre. Dans la mesure où j’ai une rentabilité, on reste dans ce volume-là. S’il y a des profits, je veux investir dans la qualité et de meilleurs équipements», ajoute le promoteur.

Bière aux framboises

Sa première bière, actuellement en fermentation, sera à base de framboise et devrait être prête à la fin août.

«Ça se rapproche plus d’un vin rosé qu’une bière, acidulée, très sèche avec une effervescence vive. C’est pratiquement un mousseux aux framboises», dit-il sur son premier produit qui devrait avoir un volume de 2500 litres.

Elle sera disponible dans un premier temps dans les épiceries fines gaspésiennes.

D’autres produits « exclusifs »

Entouré de terres arabes, il entend cultiver d’autres petits fruits comme le cassis, des herbes et épices, et éventuellement du miel afin de composer de nouvelles saveurs de bière.

«L’automne sera consacré à des tests sur de multiples fruits. La camerise, l’aronia, la cerise sûre, et le cassis pourraient être intéressants à essayer», dit M. Couillard.

À l’hiver, il sera en mesure d’établir son verger et produire avec son propre approvisionnement. Dans l’attente, il achètera ses produits de producteurs environnants.

Ayant été brasseur et actionnaire de la microbrasserie Pit Caribou, de l’Anse-à-Beaufils, de ses débuts en 2007 jusqu’à récemment, il a choisi la base de son métier.

«Je voulais revenir à une création plus artisanale et avoir un impact de A à Z sur le produit et orienter cette petite entreprise comme je le veux», explique M. Couillard.

Il ne se voit pas en compétition avec les autres microbrasseries de la Gaspésie.

«Je pense que je n’inquiète personne avec mon 50 000 litres par année. On travaille plus en collaboration. Si on peut devenir un épicentre de bonnes bières de meilleure qualité, ce sera bon pour l’industrie», avance l’artisan.

La route des bières

Cette nouvelle brasserie artisanale s’ajoute déjà à un circuit bien établi dans l’Est-du-Québec. On retrouve des microbrasseries à Saint-André-de-Kamouraska, Rivière-du-Loup, Rimouski, Matane, Amqui, Carleton-sur-Mer, l’Anse-à-Beaufils, Sainte-Anne-des-Monts et aux Îles-de-la-Madeleine.