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Tout pour Carmen

Tout pour Carmen

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Malgré un ciel incertain, le grand évènement de l’Orchestre symphonique de Montréal a attiré plus de 45, 000 personnes. Pour ceux et celles qui doutent encore des bienfaits de la musique classique, il « faudra repasser ». De haut en bas et pas uniquement sur l’esplanade  du stade olympique,  il y avait des petites familles comme des mélomanes heureux. Dans un programme double qui comprenait aussi la commémoration du 70e anniversaire de la destruction d’Hiroshima, en direct du jardin japonais, le clou de la soirée fut la présentation de l’Opéra Carmen. Pour cette version concert, levons notre chapeau à l’OSM, son chef et le metteur en scène Alain Gauthier qui en réalisé, un spectacle à grand déploiement.


Ah la Carmen, c’est le péché véniel, la redoutable Andalouse qui séduit en un « tour de hanche » ses prétendants. Dans le rôle-titre, la mezzo-soprano Michèle Losier a véritablement subjugué le public, avec aplomb et un vrai sens des nuances. Toute en voix, virevoltant d’une conquête à l’autre, son phrasé était racé et le timbre charnel. Par contre, même si le jeu de scène fut bien présent, nous pourrions ergoter sur la diction du ténor Josepk Kaiser  et du baryton Gregory Dahl. Plus d’une fois, la langue française fut massacrée par de lourdes approximations stylistiques.

De l’OSM et du chœur, nous avons que des félicitations à faire. « Ronflant » comme un moteur de course, la formation sous la direction de Kent Nagano donna tout l’élan à ce classique, surtout quand vint le temps de : Toréador et L'amour est un enfant de bohème. Une belle soirée qui ouvre les portes la Virée classique, les 7 et 8 aout dans le quadrilatère de la Place des Arts.