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Forgé par son passé

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Ce n’est pas un hasard si Vasek Pospisil est rendu là où il est. Le joueur de 25 ans a fait tous les efforts et tous les sacrifices nécessaires au cours des 20 dernières années pour réaliser son rêve de devenir un joueur de tennis professionnel.

Outre son travail sur le terrain, c’est le passé de sa famille qui a eu une grande influence sur lui.

Ses parents, Milos et Mila, ont fui la Tchécoslovaquie en 1988 pour se réfugier en Autriche avec leurs deux fils aînés. Avant la naissance de Vasek, le clan Pospisil ne l’a pas eu facile.

«Évidemment, grandir sous le régime communiste en Tchécoslovaquie a été difficile pour eux. Ils se sont sauvés en Autriche pendant un an parce qu’ils espéraient offrir une meilleure vie à leurs enfants en allant au Canada, a-t-il raconté en entrevue au Journal.

«Ils ne savaient pas s’ils reverraient leur famille un jour. La chute du communisme est survenue deux ans plus tard et les frontières se sont rouvertes, mais ils ont fait beaucoup de sacrifices durant cette période. Il n’y a aucun doute que je ne serais pas où je suis aujourd’hui si ça n’avait pas été d’eux», a-t-il poursuivi.

De belles valeurs

Milos Pospisil a longtemps été l’entraîneur de ses fils. Comme les deux plus vieux, Petr et Tom, qui ont quelques années de plus que Vasek, jouaient déjà au tennis, le plus jeune a commencé à s’y intéresser en servant d’abord de ramasseur de balles (à trois ans!) pour ensuite vouloir les imiter et jouer à son tour vers l’âge de cinq ans.

La 45e raquette mondiale a donc passé énormément de temps avec son père et il admet que ce dernier a pris grand soin de lui transmettre de belles valeurs.

«Il ne fait aucun doute que ça a fait de moi la personne que je suis. La principale chose qu’il m’a léguée, c’est le fait de travailler fort. C’est l’élément le plus important pour se rendre à un haut niveau. Mais j’applique cela dans tout, pas juste dans le sport. Je dois beaucoup à mes parents puisqu’ils m’ont bien élevé», a dit le joueur.

L’école en français et à la maison

Si Pospisil se débrouille plus que bien dans la langue de Moliè­re, c’est parce que ses parents l’ont envoyé à l’école primaire en immersion française, et ce, pendant six ans.

Par la suite, il n’a pas pu pratiquer beaucoup le français puisqu’il a fait l’école à la maison jusqu’à la fin de son secondaire.

«J’ai fait ça pour que je puisse me concentrer sur le tennis, passer plus de temps sur le terrain et voyager pour des tournois», a-t-il dit.

C’est qu’il avait déjà de bonnes indications d’un talent qui pouvait le mener loin.

«J’ai eu de super bons résultats à l’international quand j’étais jeune, chez les moins de 12 ans. C’était un des premiers signes. J’ai réalisé que j’étais un des meilleurs au monde à ce moment-là, alors peut-être que j’allais pouvoir être un des meilleurs quand je serais plus vieux.»

Bien sûr, il s’est parfois ennuyé des cours d’école et de ses amis, mais il savait que c’était la chose à faire.

«J’ai eu des moments de déprime à cause de ça, mais c’est un des sacrifices qu’il faut faire si tu veux atteindre des rêves et tes buts dans la vie. C’était difficile de le faire à un si jeune âge, mais je pense que mon père savait dès le début quels sacrifices devraient être faits pour y arriver et je lui faisais confiance. J’imagine que j’étais assez brillant à cet âge-là pour le comprendre. Mes parents ont fait un boulot incroyable pour me permettre de passer à travers tout ça», a-t-il noté.

C’est donc à la suite de tous ces sacrifices que Pospisil a forgé son caractère de battant, ce qui est très utile sur un terrain de tennis.

Pospisil est porte-parole du programme Défi sans bruit 2015 de la Banque Nationale et il invite les amateurs à apporter leurs balles de tennis usagées dans les bacs prévus à cet effet sur le site de la Coupe Rogers. Ces balles seront envoyées dans des écoles où elles seront posées sur les pieds des chaises pour permettre aux élèves de travailler dans des conditions moins bruyantes.

À surveiller aujourd’hui 

COURT CENTRAL
 
12 h 30 Nick  KYRGIOS  (AUS) c. Fernando VERDASCO (ESP) 
 
Suivi de Thomaz BELLUCI (BRA) c. Novak DJOKOVIC (SRB) (1)
 
18 h Milos  RAONIC (CAN) (8) c. Ivo KARLOVIC (CRO) 
 
20 h Andy Murray (GBR)  (2) c. Tommy ROBREDO (ESP)
 
COURT BN
 
12 h 30 Grigor DIMITROV (BUL)  (14) c Alexandr DOLGOPOULOV (UKR) 
 
Suivi de Jeremy CHARDY (FRA) c. Richard GASQUET (FRA)  (11)
 
Suivi de Yen-Hsun LU (TPE) c. Vasek POSPISIL  (CAN)
 
Suivi de Dominic THIEM (AUT) c. Ernests GULBIS (LAT)
 
COURT 9
 
12 h 30 Adrian MANNARINO (FRA) c. Jack SOCK (USA) 
 
Suivi de Pablo ANDUJAR (ESP)  c. Frank DANCEVIC (CAN)
 
Suivi de Philip BESTER (CAN) et Adil SHAMASDIN (CAN) c. Marlin CILIC (CRO) et Robert LINDSTEDT (SUE)
 
Suivi de Gaël MONFILS (FRA) et Jo-Wildried TSONGA (FRA) c. Lleyton HEWITT (AUS) et Nick KYRGIOS (AUS)
 
COURT 5
 
12 h 30 Steve JOHNSON (USA) c.  David GOFFIN (BEL)  (13)
 
Suivi de Janko TIPSAREVIC (SRB) de c. Robert BAUTISTA AGUT (ESP)
 
Suivi de John ISNER (USA)  (16) c. Benjamin BECKER (ALL)
 
COURT 2
 
13 h 30 Mikhaïl YOUZHNY (RUS) c.  Viktor TROICKI (SRB)  
 
Suivi de Lukas ROSOL (CZE) c. Kevin ANDERSON  (RSA) (12)