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Un carnaval culinaire éphémère

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Vos amis sont en extase devant vos brownies au chocolat blanc? Vous avez trouvé l’ingrédient secret qui rehausse votre fameuse recette de tartare? Même votre mère est jalouse de votre sauce à spaghetti? Alors pourquoi ne pas en faire profiter la masse? Ce dimanche, libérez le chef en vous et ouvrez votre propre restaurant éphémère à l’occasion de la septième édition du Restaurant Day de Montréal.

À l’origine, c’est dans la ville d’Helsinki qu’est né le mouvement, qui propose aux ­citoyens de s’improviser chef l’instant d’une journée et de créer un pop-up restaurant à leur image. Depuis mai 2011, le concept a pris de l’expansion et le nombre d’apprentis cuistots ne cesse d’augmenter, sans parler du nombre de foodies qui viennent en profiter. Et ce, à travers le monde!

«À la base, les Montréalais sont des gens très ouverts, très partants pour lancer des projets qui leur permettent d’aller à la rencontre des autres. Montréal est vraiment une ville culinaire. En plus, les gens tripent sur la bouffe, autant pour ce qui est de manger que de cuisiner, alors c’était un succès quasi assuré», explique l’instigateur montréalais du projet, Frédérik-Toran Nissen.

Depuis février 2014, Montréal fait ainsi partie du mouvement mondial Restaurant Day qui propose quatre événements par an (mi-février, mi-mai, mi-août, mi-novembre), en simultané avec le reste du monde. En moins de deux ans, la métropole a d’ailleurs réussi à se hisser au deuxième rang des villes les plus populaires au monde.

«On est déjà rendu à 6000 participants sur l’événement Facebook et on a environ 75 restaurants d’inscrits pour l’instant, mais au rythme où ça avance, on se dirige vers les 100. On est en train de devenir les ambassadeurs du mouvement par sa popularité», précise M. Nissen, ajoutant que l’événement représente parfaitement ­l’esprit de communauté de Montréal.

Pour tous les goûts

De LaSalle à Hochelaga en passant par Rosemont et le Plateau, tous les arrondissements de Montréal sont desservis par des restaurateurs éphémères très enthousiastes.

«On va avoir un restaurant de dumplings maison, un bar à huîtres, des tacos perses, j’ai des minichefs aussi sur ma liste, des ­enfants qui tiennent un restaurant avec leurs parents, j’ai un stand à porridge, de la cuisine mexicaine, africaine, philippine et taïwanaise. Bref, c’est très diversifié, il y en a pour tous les goûts», conclut Frédérik-­Toran Nissen.

♦ Le prochain Restaurant Day aura lieu le ­dimanche 16 août aux quatre coins de l’île de Montréal. Pour visionner la carte ­interactive et en apprendre davantage sur les différents concepts de restaurant, ­visitez le site restaurantday.org.

Comment ça marche ?

Contrairement aux autres événements ­foodies, aucun chef professionnel n’est ­impliqué dans le mouvement du Restaurant Day. Ici, on ne trouve que des passionnés de bouffe qui veulent faire décou­vrir leurs ­meilleures recettes à grande échelle.

«C’est monsieur et madame Tout-le-monde, de toutes les cultures, qui font ça dans leur cour arrière, dans la ruelle, dans le parc ou même dans leur cuisine pour offrir leur propre menu», explique l’organisateur du mouvement montréalais, Frédérik-Toran Nissen.

Les personnes intéressées n’ont qu’à se ­rendre sur le site restaurantday.org pour ­inscrire leur restaurant et le positionner sur la carte interactive.

«Sur la carte, on peut voir tous les ­restaurants, les menus, les horaires et les quantités disponibles. Les foodies peuvent donc se faire des itinéraires pour aller goûter à plusieurs plats au cours de la journée», ­poursuit M. Nissen.


Prix moyen des plats : entre 3 $ et 8 $.

CONCEPT : Les restaurateurs d’un jour sont ­invités à proposer des petites bouchées plutôt que des soupers cinq services afin d’éviter les pertes alimentaires et financières, mais aucun règlement précis n’est en vigueur.