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Après des puces électroniques, des caméras dans les ordures?

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La Ville de Beaconsfield, dans l’ouest de l’île de Montréal, utilisera dès cet automne des caméras permettant d’enregistrer le contenu des ordures et du recyclage de ses citoyens, alors que cette technologie qui a fait scandale à Londres commence à s’implanter au Québec.

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Après avoir mené un projet pilote auprès de 253 résidents pendant deux ans, la Ville de Beaconsfield s’apprête à étendre la technologie des caméras à l’ensemble de ses citoyens.

Dès novembre, les bacs de la population seront équipés de puces RFID permettant d’obtenir une foule d’informations sur les matières résiduelles de chaque résidence (historique des habitudes, localisation des bacs, contrôle des contaminants).

Mais au-delà des puces, tout comme lors du projet pilote, les camions chargés d’effectuer la récolte des matières seront équipés de caméras donnant la possibilité de prendre des images du contenu des bacs.

Peu utilisées

Le directeur des travaux publics de la municipalité de l’île de Montréal assure que les caméras ont été «peu utilisées» jusqu’à présent et que cette situation demeurera inchangée. «La caméra sert uniquement pour confirmer le contenu qui est déversé dans le camion.

Une photo est seulement prise si on perçoit une anomalie importante, comme, par exemple, des déchets dangereux, une télévision ou quelque chose comme ça», a expliqué au Journal Andrew Duffield, le directeur des travaux publics de la Ville de Beaconsfield.

Cette caméra de la firme Lateral Innovations, de Saint-Malachie, permet aux municipalités utilisatrices de relier directement le contenu des bacs à leur propriétaire et de les contacter au besoin.

À Londres, en 2009, une organisation de défense de la vie privée contre les intrusions des autorités, la «Big Brother Watch», a publié un rapport sur l’utilisation des puces, lors de la récolte des matières résiduelles.

L’organisation s’inquiétait du fait qu’il n’y avait pas eu de débat public avant l’implantation des systèmes et sur les autres moyens que pourraient ensuite prendre les autorités, sans consultation au préalable, pour effectuer la surveillance des habitudes des citoyens par rapport à leurs déchets.

 
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