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Court texte rempli de fautes

Une ministre a été la cible de railleries pour avoir publié un message sur Facebook

Francine Charbonneau
Photo d'archives Francine Charbonneau

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Au moment où le ministre de l’Éducation veut hausser les exigences d’admission des futurs enseignants, sa collègue Francine Charbonneau publie un message rempli de fautes sur les réseaux sociaux, dénoncent des défenseurs de la langue.

Selon les réviseurs du Journal, la ministre Francine Charbonneau a fait au moins 15 fautes dans un texte d’environ 115 mots.
Capture d'écran
Selon les réviseurs du Journal, la ministre Francine Charbonneau a fait au moins 15 fautes dans un texte d’environ 115 mots.

«Je suis outrée. C’est honteux d’avoir une ministre qui ne sait pas écrire. Tout le monde fait des fautes, mais la conjugaison du verbe être, “tu est”. J’enseignais ça en 2e année!», a déclaré Manon Brunet, enseignante retraitée du primaire.

La ministre de la Famille a été la cible de railleries sur les médias sociaux dans les derniers jours à la suite de la publication d’un message à l’intention de la ministre démissionnaire Marguerite Blais, pour souligner sa carrière politique.

«Tout le monde fait des fautes, mais la conjugaison du verbe être, “tu est”. J’enseignais ça en 2e année!» – Manon Brunet

« [...] Je n’est pas ton talent pour écrire mais permet moi de te faire un engagement. Je ferai tout pour que tu puisse être fière! Tu nous laisse un héritage important que j’en prendrez soins», pouvait-on notamment lire dans son message publié sur Facebook.

Le Journal a compilé une quinzaine de fautes d’orthographe et de grammaire sur les quelque 115 mots de celle qui a d'ailleurs été à la tête de la Commission scolaire de Laval pendant six ans. Peu de temps après sa publication, le message a été corrigé.

«C’est impardonnable de la part de n’importe quel ministre. C’est un geste hautement condamnable de salir ainsi la langue française. Si le gouvernement veut resserrer les règles pour les profs, qu’il commence par l’appliquer aux membres de sa députation», s’insurge Jean-Paul Perreault, d’Impératif Français.

Appel à la tolérance

«C’est la preuve qu’il faut remettre la protection du français dans nos priorités», a soutenu Éric Bouchard, du Mouvement Québec français.

Le premier ministre Philippe Couillard a, de son côté, appelé à la tolérance devant les erreurs de français de sa ministre.

«Il ne faut pas être condescendant ou paternaliste. On n'a pas tous eu les mêmes occasions de se perfectionner et d'avoir une orthographe idéale», a-t-il insisté, en ajoutant que la défense du français était importante pour son gouvernement.

Mme Charbonneau avait aussi semé la controverse sur les réseaux sociaux en mars dernier lorsqu’elle avait partagé la publication «Martine étudit (sic) sans faire chier le Québec», en pleine grève étudiante.

 

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