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Blais dénonce l'utilisation des enfants dans les chaînes humaines

Le ministre Blais a rencontré des parents à la nouvelle école de l’Étoile, à Lévis, mardi matin.
Photo Daphnée Dion-Viens Le ministre Blais a rencontré des parents à la nouvelle école de l’Étoile, à Lévis, mardi matin.

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Alors que des milliers de parents manifestent mardi matin contre les compressions, le ministre de l’Éducation, François Blais, déplore «l’utilisation des enfants» qui participent à cette mobilisation aux côtés de leurs parents.

Sans aller jusqu’à dire que ces enfants sont manipulés ou instrumentalisés, M. Blais a clairement exprimé son désaccord concernant la participation des élèves aux chaînes humaines qui ont été organisées autour de plus de 260 écoles publiques de la province aujourd’hui.

«Le rôle que jouent les enfants à certains endroits, ça m’inquiète», a-t-il déclaré ce matin, alors qu’il participait à la rentrée scolaire de la nouvelle école de l’Étoile, à Lévis.

«Je ne veux pas mettre de mots là-dessus, ce n’est pas à titre de ministre de l’Éducation que je réagis, c’est à titre de parents. Les enfants ne devraient pas être mêlés à la politique, surtout lorsqu’ils ne la comprennent pas, dans un contexte où les plus petits vivent parfois de l’anxiété lors de la rentrée à l’école. C’est très difficile pour ceux qui arrivent de comprendre la nature des messages que l’on veut livrer», a-t-il ajouté.

La faute aux commissions scolaires

M. Blais considère par ailleurs que des «demi-vérités» ont été véhiculées dernièrement concernant l’impact des compressions en éducation. Selon le ministre, il n’y a pas de réduction de services dans les écoles mais plutôt un «redéploiement» des ressources puisque les sommes consacrées aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation sont les mêmes que l’an dernier.

«Je comprends que des commissions scolaires font le choix de déployer les services d’une autre façon», affirme-t-il.

Le ministre Blais rappelle que les façons de faire sont très différentes d’une commission scolaire à l’autre. S’il y a réductions de services, c’est parce que les commissions scolaires ont fait des «mauvais choix» ou parce qu’il y a «des problèmes de gestion».

«Il y a des commissions scolaires qui gèrent mieux les ressources que d’autres, c’est clair», a-t-il ajouté.

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