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Une MRC des Laurentides veut bloquer la ligne de transport

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À défaut d’en être arrivés à une entente avec Hydro-Québec sur le tracé d’une ligne de transport électrique, les dix maires d’une MRC des Laurentides préviennent la société d’État qu’ils n’accorderont pas un certificat de conformité pour la construction d’une ligne de transport de 120 kV.

À défaut d’en être arrivés à une entente avec Hydro-Québec sur le tracé d’une ligne de transport électrique, les dix maires d’une MRC des Laurentides préviennent la société d’État qu’ils n’accorderont pas un certificat de conformité pour la construction d’une ligne de transport de 120 kV.

«Ça va être un rejet de la demande», prévient le préfet de la MRC des Pays-d’en-Haut, Charles Garnier.

«C’est en conformité avec notre schéma d’aménagement, dit-il, qui prévoit la protection de nos paysages et en fonction d’une Charte des paysages qu’on a signée ensemble dans toutes les Laurentides en 2004.»

Lui et les dix maires posent un geste qui pourrait être sans précédent.

Depuis 2013, c’est la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard qui a mené le combat sur toutes les tribunes. Elle a profité de porte-parole bien connus du public comme Guy A. Lepage et Claude Meunier pour s’opposer au passage de la ligne haute-tension qui doit relier le poste du Grand-Brûlé à une ligne de 120 kV existante, entre les postes de Saint-Sauveur et de Sainte-Agathe-des-Monts.

La municipalité a aussi engagé des spécialistes dans le domaine des paysages et du transport électrique pour faire contrepoids à Hydro-Québec.

D’autres options

<b>Lisette Lapointe</b><br />
Mairesse
Photo Daniel Deslauriers
Lisette Lapointe
Mairesse

«On n’a pas fait que s’opposer à tout, insiste la mairesse Lisette Lapointe. On leur a proposé d’autres solutions.»

Mme Lapointe est aussi bien connue du public parce qu’elle a longtemps été députée à l’Assemblée nationale, en plus d’être la conjointe de feu Jacques Parizeau.

«La proposition la plus sérieuse utilisait tous les corridors existants et on n’avait besoin d’enfouir la ligne que sur une distance de 500 mètres sur un tracé de 13 kilomètres, à Saint-Adolphe», explique-t-elle.

La société d’État a réagi à la décision de la MRC par communiqué. «Hydro-Québec s’attend à ce que toutes ses demandes soient traitées de façon professionnelle et objective par les autorités concernées», écrit Serge Abergel, porte-parole de la société d’État.

Les coûts

Des représentants de la MRC des Pays-d’en-Haut doivent rencontrer le nouveau président d’Hydro-Québec, Éric Martel, le 1er octobre prochain.

Le coût de construction de la ligne est estimé à 80 M$. Si elle devait être enfouie sur toute sa longueur, soit 42 kilomètres, il faudrait ajouter une autre tranche de 245 M$.

Il y a quelques jours, on apprenait que la ligne du projet de Northern Pass, qui sera utilisée pour l’exportation d’électricité en Nouvelle-Angleterre, serait enterrée sur une distance d’une centaine de kilomètres à partir du Québec dans le New Hampshire.

La Ville de Saint-Adolphe-d’Howard avait fait une simulation de ce à quoi ressembleraient les rives du Lac des Trois Frères si les pylônes étaient construits.
Photomontage
La Ville de Saint-Adolphe-d’Howard avait fait une simulation de ce à quoi ressembleraient les rives du Lac des Trois Frères si les pylônes étaient construits.

 

Ce qu’Hydro a fait depuis 2013

  • La hauteur des pylônes, qui devaient mesurer 60 mètres, a été réduite à 48 mètres en moyenne, soit une fois et demie la hauteur de la croix sur le mont Royal.
  • HQ a développé un tout nouveau pylône pour réduire la largeur de l’emprise.
  • Le corridor prévu pour les hélicoptères a été remplacé par des aires d’atterrissage ponctuelles.
  • Le tracé a été modifié à plusieurs endroits.

 

En 2013
Capture d'écran
En 2013
Prévision 2016
Capture d'écran
Prévision 2016