/news/health
Navigation

Peu de confiance dans les résidences privées

Un sondage donne raison au syndicat des préposés

Les préposés aux bénéficiaires du secteur privé qui travaillent 35 heures par semaine gagnent en moyenne 22 000 $ par année, estime le SQEES-FTQ.
Photo d’Archives Les préposés aux bénéficiaires du secteur privé qui travaillent 35 heures par semaine gagnent en moyenne 22 000 $ par année, estime le SQEES-FTQ.

Coup d'oeil sur cet article

Aux prises avec un manque de personnel et un fort roulement, les résidences privées pour personnes âgées n’inspirent pas confiance à la moitié des Québécois, révèle un sondage.

«Les préposés aux bénéficiaires sont à bout de souffle», dénonce Richard Belhumeur, président du syndicat SQEES-FTQ, qui a commandé le sondage à la firme Léger.

Le constat de M. Belhumeur semble d’ailleurs trouver écho auprès de la population, puisque 89 % des Québécois considèrent que les préposés qui gagnent 12,50 $ de l’heure sont trop peu payés, selon le sondage.

Il s’agit en effet du salaire moyen auquel ont droit les préposés, chaque établissement privé ayant sa propre convention collective.

Richard Belhumeur, SQEES-FTQ
Photo courtoisie
Richard Belhumeur, SQEES-FTQ

Loin du public

«C’est clair qu’on est vraiment très loin des salaires du public. Et ce n’est pas parce que les préposés y sont trop bien payés», explique M. Belhumeur, dont le syndicat représente les préposés du secteur public, en plus de ceux d’une centaine de résidences privées.

Il se réjouit donc que 60 % des Québécois croient que la priorité dans les résidences

privées devrait être d’attirer et de maintenir du personnel compétent, comme l’indique le sondage.

Les résidences privées doivent effectivement composer avec un taux de roulement très élevé, souligne M. Belhumeur.

«Ce n’est même pas comparable au public. C’est l’enjeu le plus important et la population le reconnaît», précise-t-il.

À cela s’ajoute un manque de personnel «flagrant» sur les planchers, ce qui mine les conditions dans lesquelles s’exerce le travail des préposés et nuit à la qualité des services, estime-t-il.

Résultat: plus d’une personne sur deux (51 %) a peu ou pas confiance dans les résidences privées pour prendre soin d’un proche en perte d’autonomie.

Profits

«On voit que les employeurs des résidences privées ont du travail à faire pour redorer leur image auprès de la population», interprète M. Belhumeur.

«C’est sûr que, dans les résidences privées, il y a la notion de profits qui joue. Et ce n’est pas en maintenant les salaires excessivement bas que les directions vont assurer le maintien du personnel», conclut-il.

Le SQEES-FTQ invite la population à se rendre au Village olympique, à Montréal, aujourd’hui, pour manifester contre les conditions de travail «lamentables» dans les résidences privées.


Les données du sondage ont été recueillies par Léger sur le web auprès de 1013 Québécois âgés de 18 ans et plus entre le 24 et le 26 août 2015.

Quel devrait être l’investissement à prioriser dans le secteur des résidences privées pour aînés ?

  • 60 % Attirer et maintenir du personnel compétent
  • 15 % Maintenir un coût de loyer bas
  • 10 % Offrir plus de services
  • 6 % Construire de nouvelles résidences
  • 5 % Rénover les résidences actuelles

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.