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Un ancien éditeur de La Presse dit qu’il préférera toujours le papier

« Mais je suis convaincu que tout a été analysé », soutient Roger D. Landry

Roger D. Landry
Photo d’archives Roger D. Landry estime que les lecteurs de sa génération devront s’ajuster.

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TROIS-RIVIÈRES | L’ancien éditeur du journal La Presse Roger D. Landry préfère toujours lire l’édition papier du journal, qui ne sera plus disponible que le samedi à compter du 1er janvier.

Roger D. Landry a été président éditeur du quotidien La Presse de 1980 à 2000. Il admet que la récente décision, de ne maintenir la version papier que le samedi, va changer ses habitudes.

«Les lecteurs de ma génération devront s’ajuster. À 81 ans, lire mon journal sur une tablette n’est pas mon genre.»

Il a déjà regardé La Presse+, mais sans la consulter sur une base régulière. «J’avais le choix», souligne-t-il.

Roger D. Landry soutient qu’il va «sûrement essayer» de modifier ses habitudes de consommation d’information en conséquence.

Le 1er janvier, seule La Presse+ sera disponible en semaine, un projet lancé en 2013 qui a nécessité trois ans de recherche et un investissement de 40 millions $.

De leur côté, Le Journal de Montréal, The Gazette et Le Devoir ont fait connaître leur intention de maintenir le format imprimé.

Pas une belle-mère

Est-ce que c’est une bonne décision d’affaires? Roger D. Landry n’a pas toutes les informations pour en juger.

«Honnêtement, je ne peux pas vous dire ça, et je déteste les interventions de belles-mères. Mais je suis convaincu que tout a été analysé. C’est un mouvement qui a été fait pour la jeune génération.»

Une chose est certaine, cet homme a la presse écrite tatouée sur le cœur. «Probablement que je vais mourir "papier".»

Questions sans réponse

Les syndicats des employés de La Presse s’inquiètent des emplois qui pourraient être perdus.

Ils demandent plus de transparence de la part de la direction et aimeraient avoir l’heure juste sur l’état des finances de l’entreprise.

L’actuel président et éditeur Guy Crevier fera le point jeudi prochain sur la restructuration entraînée par cette importante décision.

Les conventions collectives des cinq syndicats des employés arrivent à échéance le 31 décembre, la veille de l’élimination du papier en semaine.

 

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