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Oasis de pommes à deux pas de la ville

Le verger de la Savanne

Oasis de pommes à deux pas de la ville
Photo Le Journal de Montréal, Renée Laurin

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C’est un verger sans prétention, ­semblable à tous les autres, sauf que celui-ci pousse en solitaire entre deux autoroutes, à 10 minutes à peine de la grande ville, loin des foules urbaines assoiffées de nature et de fruits fraîchement cueillis.

Je vous parle ici du verger de la Savane, le secret le mieux gardé des résidents de la Rive-Sud de Montréal. Du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, vous mettrez 10 minutes pour vous y rendre et passerez des heures de plaisir à respirer du bonheur à l’ombre des pommiers ou encore à fouiner dans ses champs de citrouilles à la recherche de la courge parfaite pour vos tartes, potages et décors d’Halloween.

Avant de rentrer chez vous, vous pourrez vous offrir une pause sucrée à la cabane à ­sucre roulante de la ferme Cantin et Laroche et savourer ses sublimes beignets aux pommes. Profitez-en pour faire le plein de tartes aux pommes maison, de miel de trèfle des abeilles du verger transformé par M. Paradis, de pétillant aux pommes signé Michel Jodoin et de sa gelée de pommettes fabriquée par Mme Duchesne de Mont-Saint-Grégoire.

Julien Charbonneau, récemment devenu propriétaire des lieux avec ses deux cousins, a eu le bonheur de célébrer son mariage dans ce sympathique verger familial en 2013. Les lieux sont imprégnés des plus beaux souvenirs de son enfance. «À ma mort, je veux qu’on répande mes cendres entre les pommiers», confie-t-il.

Histoire de famille

C’est son oncle, Daniel Charbonneau, un des cinq fils de la famille Charbonneau, qui a eu la brillante idée de planter 2000 pommiers dans cet ancien pâturage, poumon de verdure entre les villes de Saint-Hubert et de Saint-Bruno.

«L’aventure a débuté en 1984. Nous vivions alors sur notre ferme de Sainte-Angèle-de-Monnoir, entourés des vergers de Rougemont. Mon père et ses frères cherchaient une façon d’exploiter leur nouvelle terre du chemin de la Savane. Daniel se disait qu’un verger plus près de la ville permettrait de se rapprocher de la clientèle», raconte Julien. À l’époque, il venait à peine de voir le jour.

Pour rentabiliser leur ­projet, ils ont aménagé un potager de légumes dans une portion de terre juste en face du futur verger. Avec un bassin de population de 400 000 habitants tout autour, l’achalandage était presque assuré.

Autocueillette

Pendant dix ans, les cinq frères et leur unique sœur ont pris soin du verger sans rien attendre de lui en retour. En 1995, leur ­patience a porté ses fruits. Le verger a pu être ouvert aux citadins pour l’autocueillette.

Depuis, l’énorme stationnement du verger se remplit tous les week-ends de septembre et d’octobre. On y vient d’abord pour les pommes, puis pour l’autocueillette de courges et de citrouilles, une idée née des jeux ­d’enfance de Julien et son frère.

À l’âge de 10 et 6 ans, ils s’amusaient à faire pousser et à vendre des citrouilles aux clients du verger. «On a fait 200 $ chacun à notre deuxième année de récolte», raconte fièrement Julien. Les champs de courges ont bien grossi depuis pour le plus grand bonheur des familles du coin.

Le verger de la Savanne
8000, de la Savanne
Saint-Hubert, QC
J3Y 8Y9
450 655-4205
 

Produits vedettes

Oasis de pommes à deux pas de la ville
Photo Le Journal de Montréal, Renée Laurin
 
Pommes
 
En 2020, les clients du verger pourront cueillir deux nouvelles ­variétés de pommes à maturité ­tardive, soit la Smoothie et la Fortune.
 
Les cent nouveaux pommiers plantés en 2009 ­permettront d’étirer la saison des pommes jusqu’à la fin octobre. On y trouve ­actuellement ­différentes variétés, telles McIntosh, Lobo, Cortland, Empire et Paulared.
 
 
Cucurbitacées
 
Citrouilles cultivées sans pesticides à cueillir soi-même. Citrouilles ­traditionnelles, citrouilles blanches, citrouilles sorcières avec verrues et autres courges de toutes les formes et de toutes les couleurs.