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La grogne des parents contre les compressions prend de l’ampleur

François Blais
Photo d'archives Le ministre de l'Éducation, François Blais.

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La grogne contre les compressions prend de l’ampleur. Après les profs en grève mercredi dans la région de Montréal, ce sera au tour des parents de se mobiliser à nouveau jeudi pour demander au gouvernement Couillard de réinvestir en éducation, alors que des chaînes humaines seront organisées dans plus de 315 écoles.

Le 1er septembre, la mobilisation s’était étendue à 260 écoles à travers la province, rassemblant environ 21 000 personnes selon le regroupement Je protège mon école publique. L’initiative citoyenne, d’abord lancée par des parents de Montréal ce printemps, a rapidement fait boule de neige grâce notamment aux réseaux sociaux.

«Le ministre (de l’Éducation, François) Blais nous a accusé au printemps de véhiculer des scénarios catastrophe. Mais là, à la rentrée, les parents ont réalisé que c’était la réalité», affirme Pascale Grignon, porte-parole du regroupement.

En imposant des compressions en éducation, le gouvernement Couillard fait des choix «inacceptables et irresponsables», ajoute Mme Grignon, puisque les conséquences de la réduction de services pour des élèves qui apprennent à lire et à compter pourraient être «dramatiques», selon elle.

Au début septembre, le ministre Blais avait dénoncé «l’utilisation des enfants» dans les chaines humaines autour des écoles, affirmant que les élèves ne devraient pas être «mêlés à la politique».

Mme Grignon rétorque que le mouvement se veut «ludique et positif» et que les parents ont le droit d’éduquer leurs enfants comme ils veulent.

Les parents n’ont pas l’intention de lâcher le morceau et ils pourraient se mobiliser à nouveau, au début novembre.

Après les écoles, au tour des cégeps

Inspiré par le mouvement Je protège mon école publique, un autre regroupement a vu le jour sur les réseau sociaux, intitulé Je sauve mon cégep. Des chaînes humaines seront organisées autour d’au moins sept cégeps le 2 octobre, pour dénoncer les compressions dans le réseau collégial. À Québec, une mobilisation s’organise au cégep Limoilou.