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Steve Bossé poursuivi pour rupture de contrat

Le promoteur Michel Croteau lui réclame 180 000 $ pour rupture de contrat

Conférence de presse combats principaux UFC 186
Photo d'archives Steve Bossé

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Le combattant en arts martiaux mixtes et ancien homme fort de la LNAH, Steve Bossé, s’apprête à livrer une autre sorte de duel dans les prochaines semaines.

Il est poursuivi pour un montant évalué à 180 000 $ pour rupture de contrat par les Promotions Coup de poing, propriété de Michel Croteau, selon une requête déposée à la Cour supérieure du Québec la semaine dernière, dont le Journal a obtenu copie.

Selon le document, Bossé n’aurait pas respecté les clauses d’une entente qu’il a signée le 27 janvier dernier pour affronter Éric Barrak dans un combat de boxe qui devait être présenté le 22 mai au Colisée Isabelle-Brasseur de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Entre ces deux dates, les choses se sont compliquées entre les deux parties. Tout d’abord, Bossé a appris qu’il était encore lié par contrat à l’UFC, avec qui il s’était engagé en février 2014. Par contre, seulement un mois plus tard, il avait décidé de prendre sa retraite des arts martiaux mixtes.

L’UFC avait alors suspendu le terme du contrat du Québécois, mais les clauses de ce contrat demeuraient en vigueur. La plus importante concernait l’interdiction faite à Bossé de participer à quelque événement de sports de combat.

Cette condition est également inscrite dans la nouvelle entente de quatre duels que Bossé a paraphée avec l’entreprise de Dana White dans les premiers jours d’avril dernier. À ce moment, Stéphane Patry s’occupait des négociations du combattant.

Retrait du combat contre Barrak

Le promoteur d’arts martiaux mixtes n’a pas attendu une seconde pour faire voir de l’action à Bossé. Il lui a offert la chance d’affronter Fabio Maldonado le 25 avril à Montréal, car l’adversaire du Brésilien, Quinton «Rampage» Jackson, était sous le coup d’une injonction d’une autre organisation.

Toutefois, Jackson a gagné son appel et Bossé a dû prendre son mal en patience.

Même s’il n’a pas donné un seul coup pendant cette soirée, le combattant a dû se retirer de son duel de boxe du 22 mai après avoir essuyé un refus catégorique de l’UFC à ce sujet. Le tout est devenu officiel le 28 avril, environ trois semaines avant l’événement de M. Croteau.

Pour éviter l’annulation de son gala, le promoteur a alors décidé de le remplacer par Donovan «Razor» Ruddock.

Un athlète populaire

Selon la poursuite, Croteau comptait sur la popularité de Bossé à Saint-Jean pour rentrer dans son investissement. Il estime que le retrait de son attraction principale lui a fait mal, notamment en ce qui concerne la vente de billets et la vente de consommations alcoolisées lors de la soirée.

Le promoteur réclame d’ailleurs à Bossé plus de 100 000 $ pour les pertes encourues dans ces deux secteurs. Il souhaite également lui faire payer la somme de 26 300 $ pour des frais reliés à la participation de «Razor» Ruddock à son événement.

Joint par le Journal jeudi, Michel Croteau et le gérant de Bossé, Stéphane Patry, n’ont pas voulu commenter l’affaire.

Bossé est de retour au gymnase après avoir purgé une suspension de 90 jours à la suite d’un knock-out subi au mois de juin en Floride. Son retour dans l’octogone pourrait avoir lieu en décembre ou en janvier 2016.

Pour ce qui est de Michel Croteau, il prévoit présenter d’autres galas de boxe, mais souhaite connaître le dénouement de sa poursuite avant d’annoncer ses projets.

 

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