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Harper refuse de parler d'un gouvernement majoritaire

Canada's PM and Conservative leader Harper speaks at a rally in Drummond
REUTERS De passage à Trois-Rivières, jeudi, où il a effectué un premier arrêt au Québec pour le dernier droit de la campagne électorale, Stephen Harper a réagi aux propos de Justin Trudeau, qui la veille disait souhaiter former un gouvernement libéral majoritaire.

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TROIS-RIVIÈRES – Si Stephen Harper a fait campagne en 2011 en suppliant les électeurs de lui confier un gouvernement conservateur majoritaire fort, il affirme maintenant que ce n’est pas dans ses habitudes de prendre leur vote «pour acquis».

De passage à Trois-Rivières, jeudi, où il a effectué un premier arrêt au Québec pour le dernier droit de la campagne électorale, le chef conservateur a ainsi réagi aux propos de Justin Trudeau, qui la veille disait souhaiter former un gouvernement libéral majoritaire.

«Moi et mon parti, nous ne prenons jamais les votes des électeurs pour acquis et ce n’est pas notre façon de faire», a fait valoir M. Harper.

Autre temps, autre campagne. Si en 2011, il martelait que selon lui le choix était entre un «gouvernement conservateur majoritaire» ou une «coalition broche à foin», il affirme maintenant qu’il s’agit d’une élection serrée où les électeurs auront à décider entre la «stabilité» ou «l’incertitude».

Le chef conservateur a mis en garde les électeurs contre la tentation d’opter pour le changement que représentent ses adversaires, prédisant que cela mènerait inévitablement à des hausses de taxes et des déficits.

«Je comprends très bien que la tentation du changement peut être forte, après tout changer de voiture, de maison, d’emploi même, ça peut parfois être une bonne décision, mais mettre en péril votre avenir financier et celui de votre famille, c’est autre chose», a ajouté M. Harper.

Après avoir passé quatre jours en Ontario où Justin Trudeau était son unique cible, il a réservé quelques attaques pour son adversaire néo-démocrate, Thomas Mulcair, lors de son passage à Trois-Rivières et à Drummondville.

«Le NPD, c’est des promesses en l’air et des économies à terre», a-t-il lancé.