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Les neuf points saillants de l'entretien que Stephen Harper a accordé à Éric Duhaime et Nathalie Normandeau

Les neuf points saillants de l'entretien que Stephen Harper a accordé à Éric Duhaime et Nathalie Normandeau
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

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Après avoir fait une apparition remarquée à En mode Salvail jeudi soir, Stephen Harper était en entrevue sur les ondes du FM 93 vendredi midi, à l’occasion de sa quatrième visite à Québec depuis le début de la campagne électorale. Interviewé par Nathalie Normandeau et Éric Duhaime, le chef conservateur qui souhaite être reporté au pouvoir lundi a été interrogé sur différents dossiers qui ont marqué les dernières semaines de campagne, sans trop être bousculé. L’entrevue en neuf points.

 1. À propos de son passage à l’émission de variétés En mode Salvail...

«C’est quelque chose de différent. Il n’y a pas beaucoup d’émissions comme ça dans le reste du Canada. J’aime toujours jouer du piano et chanter, mais franchement, je préférerais avoir mon groupe musical pour m’aider! Mais ça s’est bien passé.»

2. Peut-il dire combien les familles peuvent concrètement économiser grâce au programme conservateur?

«Ça dépend évidemment de la situation de la famille. Ce sont des gains modestes, j’avoue, mais ce sont des gains dans un budget équilibré, ce sont des promesses abordables et on peut les livrer.»

3. Comment trouve-t-il la position du chef libéral Justin Trudeau, qui a dit que «les terroristes devraient conserver leur citoyenneté canadienne», lui demande Éric Duhaime.

«C’est une autre position déconnectée. Le Parti conservateur est le parti qui a gagné, la dernière fois, la majorité du vote des immigrants. Les immigrants ne veulent pas un pays où les terroristes vont rester [...] Si nous sommes capables de les envoyer dans leur pays d’origine, c’est le gros bon sens. Qui veut garder des terroristes ici? Des terroristes qui ont déjà été reconnus coupables de leurs actes?»

4. Sur le débat du niqab qui a marqué la campagne électorale au Québec...

«C’est devenu un enjeu parce que les autres partis ont décidé de prendre des positions tout à fait déconnectées de la population, et c’est difficile pour eux d’expliquer leur position. L’idée que l’on doit avoir un visage découvert quand on se joint à la famille canadienne, c’est le gros bon sens et la perspective de la grande majorité de la population, pas seulement au Québec, mais [dans le] reste du Canada.»

5. Son gouvernement déclare-t-il la guerre au maire de Montréal Denis Coderre en interdisant jusqu’à nouvel ordre le déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve?

«Non, c’est tout à fait le contraire. C’est une décision d’Environnement Canada. Nous avons des responsabilités de nous assurer que nos lois sont respectées en ce qui concerne, par exemple, les dommages possibles aux pêches et à l’environnement. On a demandé une étude indépendante, mais on est toujours prêts à travailler en collaboration avec la province et la municipalité.»

6. Sur le dossier des eaux usées, trouve-t-il ironique la situation, compte tenu du fait que son gouvernement a souvent été critiqué en matière de protection de l’environnement, lui demande Éric Duhaime.

«Oui. Nous respectons toujours nos principes de l’environnement, malgré ce que disent les partis d’opposition.»

7. Craint-il, si le gouvernement conservateur est reporté au pouvoir de façon minoritaire, que les partis d’opposition créent une coalition, comme en 2008?

«Je ne vais pas spéculer sur les résultats de l’élection et des scénarios. Je pense que le choix est clair: d’un côté, vous avez notre gouvernement avec un programme économique qui est raisonnable et qui a fait ses preuves. [...] Malgré les difficultés dans une économie mondiale instable, nous avons eu le meilleur bilan de croissance de création d’emplois parmi les pays développés majeurs.»

«De l’autre côté, vous avez des plans désastreux basés sur des hausses de taxes et d’impôts et la création de déficits permanents qui veulent dire plus de coupes et plus de hausses de taxes et d’impôts à l’avenir. Je pense que les trois autres partis sont les mêmes sur ces sujets.»

8. Le Parti conservateur, s’il est de retour au pouvoir, compte-t-il abolir la formule Rand et les fonds de pension des fonctionnaires?

«On n’a pas l’intention de faire ça.»

9. Trouve-t-il la campagne longue?

«Ah... Je pense que je suis habitué à la réalité de la politique. Je pense qu’avec une date fixe [pour le scrutin] en octobre, c’est invariable. Mais je regardais par exemple le débat des démocrates avant-hier aux États-Unis, c’est pour une élection pour l’année prochaine! Notre campagne est très courte, très courte!»