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Harper défend ses dix années au pouvoir

Canada's PM and Conservative leader Harper speaks at a rally in Laval
REUTERS «Je suis toujours honoré d’être le premier ministre du meilleur pays au monde, c’est aussi simple que cela», a-t-il soutenu devant plusieurs centaines de militants, lors d’un rassemblement à Laval, samedi midi.

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Stephen Harper a défendu ses dix années au pouvoir à la tête du Parti conservateur et demandé aux électeurs de lui confier un quatrième mandat, à l’occasion d’un dernier blitz de campagne devant lui faire parcourir le pays d’Est en Ouest avant les élections de lundi.

Chemise rayée bleue, manches roulées, le chef conservateur ne s’est pas montré sonné par les sondages qui placent le jeune poulain libéral favori dans la course.

Devant plusieurs centaines de militants réunis dans un gymnase d’école à Laval samedi midi, il a une fois de plus repris son désormais célèbre numéro caricaturant l’émission The Price is right, dans lequel il énumère tous les avantages que perdra, selon lui, une famille si Justin Trudeau est porté au pouvoir.

«Souhaitons la bienvenue à Gabriel et Natalia», a lancé le chef conservateur avec l’entrain d’un animateur de foule, bruit de caisse enregistreuse en trame de fond.

«Comme vous voyez votre argent partirait vite sous un gouvernement incapable de gérer les finances publiques», a-t-il renchéri, devant une salle animée scandant «Harper, Harper, Harper» et «Quatre ans de plus».

Le chef conservateur s’est pour sa part dit «honoré d’être le premier ministre du meilleur pays au monde».

«Je sais ce que les autres partis disent, mais la réalité est que notre pays est plus prospère, plus uni, plus fier que jamais auparavant. Et je suis très fier du rôle que notre Parti conservateur a eu pendant la décennie passée. Et on doit continuer cela pour créer des emplois et créer un bon avenir pour nos enfants à l’avenir», a-t-il ajouté.

À ceux qui l’accusent d’avoir déclenché une campagne électorale de 78 jours, M. Harper rétorque que les conséquences de l’élection d’un gouvernement libéral seraient plus longues.

«L’impact de cette élection va durer plus longtemps que la campagne électorale, pour au moins les quatre prochaines années, avec des impacts pour des années à venir après cela», a-t-il lancé, accusant une fois de plus Justin Trudeau de vouloir hausser les taxes et les impôts en créant des déficits.

Pour le dernier droit de la campagne, M. Harper s’est ensuite dirigé vers Oakville, pour une autre assemblée devant des militants. Il sera samedi soir à Toronto, où il participera en à un rassemblement conservateur dont les frères Rob et Doug Ford disent être les organisateurs.

C’est la deuxième fois cette semaine que le chef conservateur participe à un événement en présence de l’ex-maire de Toronto, connu pour ses déboires avec l’alcool et la drogue, et dont il évite de prononcer le nom ou encore de serrer la main.

C’est aussi dans cette province, où des luttes serrées sont à prévoir, que M. Harper a passé la majeure partie de la dernière semaine de la campagne.

Il a aussi effectué plusieurs arrêts au Québec, au cours des trois derniers jours, dont un rassemblement vendredi dans la Capitale nationale, où les conservateurs ont bon espoir de regagner les sièges qu’ils ont perdus en 2011 au profit du NPD.

M. Harper a également fait une saucette vendredi à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, et parcourra ainsi d’Est en Ouest le pays d’ici lundi avec des arrêts en Colombie-Britannique et en Saskatchewan. Il se dirigera ensuite vers sa circonscription de Calgary, où la soirée électorale de la campagne conservatrice se déroulera.