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Le sort de l’élection entre les mains des Blue Jays?

Harper arrives at a local car dealership in Mississauga
REUTERS Le chef conservateur Stephen Harper était de passage à Mississauga, en Ontario.

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NEWMARKET – Le sort de la campagne électorale de 78 jours pourrait bien se jouer sur une partie des Blue Jays de Toronto, lundi, si le baseball et les ailes de poulet détournent les électeurs de leur devoir de citoyen.
 
L’équipe de la Ville Reine, qui traîne de l’arrière contre les Royals de Kansas City, revient lundi à domicile pour le troisième match de la série en soirée.
 
À Newmarket, en banlieue de Toronto, où le chef conservateur Stephen Harper a fait un premier arrêt dimanche matin pour saluer ses militants en ce dernier jour de campagne, la crainte est présente.
 
«Le plus grand enjeu est de s’assurer que les gens aillent voter. Je crains que les gens ici ne préfèrent regarder une partie de baseball plutôt que d’aller voter», a fait valoir une militante conservatrice du coin, Elizabeth Johnston.
 
«Mais peut-être y aura-t-il plus d’électeurs libéraux qui regarderont la partie des Blue Jays», a ironisé la présidente d’un réseau de femmes d’affaires de la région de York.
 
Présent au rassemblement, le leader du gouvernement Harper à la Chambre, Peter Van Loan, a chauffé la salle pour rappeler aux bénévoles l’importance de stimuler le vote pour les conservateurs dans les prochaines 24 heures.
 
«C’est crucial pour cette élection, car nous savons que l’élection dans certaines circonscriptions sera décidée non par ceux qui votent, mais par ceux qui décident de ne pas voter. Et c’est pour cela qu'il est si important que chaque électeur conservateur se rende aux urnes», a insisté le candidat de York–Simcoe, élu pour la première fois en 2004.
 
M. Van Loan en a profité pour casser du sucre sur le dos de Justin Trudeau en soutenant que «rester à la maison est un vote pour les hausses de taxes libérales et un vote pour les gros déficits de plusieurs milliards de Justin».
 
La province de l’Ontario pourrait être le siège de plusieurs chaudes luttes électorales lundi soir, alors que les libéraux de Justin Trudeau mènent dans les sondages et pourraient être à la veille de former le prochain gouvernement. C’est d’ailleurs pour cette raison que les conservateurs ont passé cinq jours, dans la dernière semaine, à faire campagne dans la grande région de Toronto.
 
M. Harper a une fois de plus lancé le même message sur le thème de l’économie, dimanche matin, en ciblant son principal adversaire, le chef libéral.
 
«Voter conservateur veut dire qu’il n’y aura pas d’argent qui sortira des poches des Canadiens de la classe moyenne pour financer les hausses de taxes et d’impôts des libéraux», a-t-il affirmé.
 
Il a ajouté qu’un vote pour M. Trudeau équivaut à un retour en arrière, lorsque «le gouvernement faisait campagne pour un petit groupe d’intérêts spéciaux libéraux et pour la bureaucratie».
 
Le chef conservateur a fait un bref arrêt à Regina, où il a prononcé un court discours de moins de 10 minutes sur le tarmac de l’aéroport. Il a une fois de plus lancé le même message à ses sympathisants, sur le thème de l’économie.
 
«Nous avons construit un Canada, au cours des dernières années, qu’ils n’aiment pas», a-t-il dit en parlant de ses adversaires politiques. «Nous avons traversé des crises et nous nous sommes assurés que là où les autres croulaient sous des dettes, nous continuions à aller de l’avant», a ajouté M. Harper.