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Stephen Harper démissionne en tant que chef du Parti conservateur

Canada's Prime Minister Stephen Harper gives his concession speech after Canada's federal election in Calgary
REUTERS La démission de Stephen Harper à la direction du parti a été annoncée non pas par le principal intéressé, mais dans un bref communiqué envoyé par le président du parti.

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Après une décennie au pouvoir, les conservateurs sont renvoyés dans les banquettes de l'opposition, et Stephen Harper quitte la direction du parti. La nouvelle a été confirmée de matin par le parti lui-même.

«Le premier ministre a indiqué qu’il va continuer à siéger comme député, et demande qu’un processus pour choisir un chef intérimaire et entreprendre le processus de sélection du chef du Parti commence immédiatement», a affirmé John Walsh, président du Parti conservateur, dans une déclaration écrite.

Il avait annoncé lundi soir que Stephen Harper, réélu à Calgary, lui avait demandé que soit nommé un chef intérimaire et que soit lancée une course à la direction du parti afin de lui trouver un successeur.

Pari perdu

Le chef conservateur, qui a déclenché les élections fédérales en août dernier, a donc perdu son pari lundi soir de remporter un quatrième mandat consécutif. Les électeurs ont opté pour le changement incarné par le chef libéral, Justin Trudeau, qui a balayé plusieurs régions au pays et dans la province et remporté un gouvernement majoritaire.

Le premier ministre défait a toutefois réussi à se faire réélire dans sa propre circonscription de Calgary Heritage. Il a remercié ses électeurs de lui avoir confié un septième mandat et restera en poste pour le moment, a-t-on indiqué au sein du parti. Un chef intérimaire sera toutefois nommé dans l’intervalle.

«Durant ces neuf années et demie, j’ai eu un honneur incroyable de servir comme votre premier ministre. (...) Nous avons tout mis en jeu et avons donné tout ce que nous avions à donner et nous n’avons rien à regretter», a déclaré M. Harper, devant une foule d’environ 350 militants à la mine déconfite, qui s'étaient réunis dans un centre des congrès à Calgary, pour suivre la soirée électorale.

Il a dit accepter les résultats de l’élection et offert sa collaboration au nouveau premier ministre libéral, à qui il a téléphoné pour offrir ses félicitations.

La démission de M. Harper à la direction du parti a été annoncée non pas par le principal intéressé, mais dans un bref communiqué envoyé par le président du parti.

Au Québec, malgré la vague rouge, les conservateurs ont réussi à faire quelques percées, notamment dans la grande région de Québec passée aux mains du NPD en 2011.

Les conservateurs ont réussi à remporter les cinq circonscriptions qu’ils détenaient, soit celles de Denis Lebel (Lac-Saint-Jean ), de Maxime Bernier en Beauce, de Steven Blaney (Bellechasse-Les Etchemins-Lévis), de Jacques Gourde (Lévis-Lotbinière) et du candidat Luc Berthold, qui a succédé à l’ex-ministre Christian Paradis (Mégantic-L’Érable).

Ils ont aussi remporté Portneuf-Jacques-Cartier, avec leur candidat Joël Godin, Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, avec Pierre Paul-Hus, Beauport-Limoilou avec Alupa Clarke, ainsi que Louis-Saint-Laurent avec le candidat vedette Gérard Deltell et Richmond-Arthabaska, avec Alain Rayes.

Dans Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, l’ex-députée Sylvie Boucher a réussi à faire un retour en politique.

Au moment d’écrire ces lignes, l’ex-député conservateur Bernard Généreux, défait en 2011, menait une lutte serrée contre la libérale Marie-Josée Normand, dans Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup.