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Maxime Bernier réélu facilement

Maxime Bernier réélu facilement
Photo Le Journal de Québec, Nicolas Lachance

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Le conservateur Maxime Bernier est réélu facilement dans la circonscription de la Beauce, obtenant un quatrième mandat de ses concitoyens.

Le Resto-Bar l’Index était rempli de sympathisants conservateurs lundi soir, et l’ambiance était à la fête. Malgré la vague libérale qui a déferlé sur le pays, Maxime Bernier a été réélu, sans surprise, au titre de député de la circonscription de la Beauce, et ce, pour une quatrième fois depuis 2006.

C’est par une large majorité de plus de 58 % sur le libéral Adam Veilleux que le conservateur aura pu garder la main sur ce comté. «L’important, c’est d’être député de Beauce. Je suis heureux», a affirmé Maxime Bernier.

À l’image de sa chanson de campagne, c’est parce que les gens de la Beauce le connaissent très bien et lui font confiance qu’il a résisté au changement libéral, a-t-il relaté.

Mais, malgré sa victoire, l’homme politique se retrouvera de l’autre côté de la Chambre, sur les banquettes de l’opposition officielle. Il perd ainsi son statut de ministre d'État aux Petites Entreprises qu’il détenait depuis 2011. Selon lui, la population a toujours raison. «On respecte leur choix», dit-il.

Maintenant, il devra trouver un moyen de défendre ses idées sur les bancs de l’opposition.

«Nous serons une opposition forte à Ottawa, qui va toujours défendre nos principes de liberté. Nous allons prôner les valeurs conservatrices d’un gouvernement plus petit et plus efficace», a assuré M. Bernier.

L’homme souligne de plus que la députation de candidat conservateur a augmenté hier soir. «Une équipe encore plus forte», croit-il.

M. Bernier aura aussi résisté aux critiques des agriculteurs qui s’étaient massés en journée devant les bureaux de vote, affirmant que les gens devaient s’exprimer contre Maxime Bernier à cause du Partenariat transpacifique.

Départ de Harper

Cette défaite fait mal au Parti conservateur, qui quitte le pouvoir après plus de neuf ans, poussant notamment le chef Stephen Harper à démissionner de son poste, une démission annoncée par communiqué. Maxime Bernier aurait néanmoins voulu que M. Harper reste à la barre de la troupe conservatrice canadienne. «J'aimerais qu'il soit chef de l'opposition. J’aimerais lui rendre hommage.»

Questionné à savoir si le poste de chef l’intéresserait, le député de la Beauce n’a pas voulu se prononcer.