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Il y a un an, un terroriste frappait à Saint-Jean

Le frère du militaire tué en octobre 2014 estime qu’il reste du travail à faire pour assurer la sécurité

Le frère et la mère de l’adjudant Patrice Vincent lui ont rendu hommage mardi matin.
Photo courtoisie Le frère et la mère de l’adjudant Patrice Vincent lui ont rendu hommage mardi matin.

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Le frère du militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu happé mortellement par un terroriste il y a un an croit qu’il faut faire plus pour protéger la sécurité des citoyens.

L’adjudant Patrice Vincent a été happé à mort par le véhicule que conduisait Martin Couture Rouleau le 20 octobre 2014 dans la cour de centre d’achat de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Rouleau, qui s’était converti à l’islam, avait délibérément foncé sur deux militaires. L’acte terroriste a coûté la vie au pompier militaire de 53 ans. L’autre militaire s’en était sorti avec des blessures légères.

Martin « Ahmad » Rouleau est ensuite tombé sous les balles des policiers après une courte poursuite en voiture.

Le frère et la mère de l’adjudant Patrice Vincent lui ont rendu hommage mardi matin.
Photo courtoisie

Encore du travail

Un an après les événements, le frère de Patrice Vincent croit qu’il reste encore du travail à faire pour qu’il ne soit pas mort en vain.

Selon Benoit Vincent, il ne faut toutefois pas toujours dire oui lorsqu’il est question de renforcer la sécurité. «Mais il y a place à l’amélioration. Il faut peser nos mots et surtout ne pas réagir sur un coup de tête. Ça a beaucoup changé et j’espère que ça va continuer de changer», a-t-il dit.

«Un frère c’est un frère. On était complices ensemble malgré qu’il voyageait partout au Canada et à l’extérieur du pays pendant 20 ans. On est heureux de voir que Patrice est dans les souvenirs de tout le monde», a ajouté M. Vincent.

Le frère et la mère de l’adjudant Patrice Vincent lui ont rendu hommage mardi matin.
Photo Courtoisie

Une oriflamme

La famille de l’adjudant a assisté à une cérémonie commémorant sa première année de décès mardi, entourée de quelques dizaines de personnes.

Policiers, pompiers et militaires ont notamment déposé une couronne à la mémoire du disparu qui a maintenant sa bannière à quelques pas du stationnement où il a été tué.

«On a vécu un évènement terroriste qui a bouleversé nos vies et qui a complètement bouleversé mon mandat. Ça nous a forcés à prendre conscience que cette menace réelle peut se concrétiser au cœur de la société québécoise», a indiqué le ministre de la Sécurité publique Steven Blaney.

Martin Couture-Rouleau
Le frère et la mère de l’adjudant Patrice Vincent lui ont rendu hommage mardi matin.
Photo Courtoisie

Les Forces armées canadiennes avaient à peine entamé le deuil de l’adjudant Vincent en octobre 2014 qu’un deuxième collègue, le caporal Nathan Cirillo, était assassiné deux jours plus tard par Michael Zehaf-Bibeau dans un autre acte terroriste au parlement d’Ottawa.

5 choses qui ont changé depuis

L’incitation à commettre un acte terroriste est maintenant un acte criminel passible de 5 ans de prison.

Les services de police peuvent arrêter un individu, sans mandat, s’ils croient qu’il est probable qu’il commette un acte terroriste.

Le Service canadien du renseignement peut maintenant intervenir auprès de présumés terroristes.

Un meilleur partage de renseignements personnels entre 17 agences gouvernementales telles que l’Agence du revenu et Passeport Canada.

La détention préventive d’un individu pour une durée maximale de 7 jours sans accusation est plus facile.

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