/sports/football
Navigation

Retour aux sources pour Darche

Le Collège Notre-Dame a été intronisé dans le Super Bowl High School Honor Roll

Jean-Philippe Darche a rencontré les jeunes footballeurs des Cactus pour leur remettre un ballon doré, mardi.
photo ben pelosse Jean-Philippe Darche a rencontré les jeunes footballeurs des Cactus pour leur remettre un ballon doré, mardi.

Coup d'oeil sur cet article

Jean-Philippe Darche est un des rares Québécois à avoir connu une belle carrière dans la NFL. Il est d’ailleurs le seul à avoir pris part à un match du Super Bowl. Dans le cadre des festivités menant à la 50e édition de cette grande messe du football, la NFL a voulu récompenser son école secondaire, le Collège Notre-Dame de Montréal, en l’intronisant dans le Super Bowl High School Honor Roll. Darche a donc rencontré les jeunes footballeurs des Cactus pour leur remettre un ballon doré, mardi. Le Journal en a profité pour discuter avec l’ex-athlète, qui terminera bientôt sa résidence en médecine familiale à Kansas City.

Comment se sent-on lorsque l’on revient dans son école secondaire ?

C’est spécial de revenir ici après tant d’années pour quelque chose de spécial comme ça. C’est le fun de pouvoir partager ça avec les jeunes joueurs. J’ai réalisé tantôt qu’on va bientôt fêter le 25e anniversaire de notre graduation, alors ça me donne un petit coup de vieux!

Qu’aimeriez-vous que les jeunes retiennent d’une journée comme celle-ci ?

J’espère que ça les rendra fiers de leur école. On peut voir au Temple de la renommée des Cactus qu’il y a plusieurs joueurs qui ont ensuite joué à différents niveaux.

C’est un des très bons programmes au Québec. En jouant ici, tu prends confiance, car il n’y a pas de limite à ce que tu peux accomplir. Il n’y a rien de trop gros pour un petit gars qui joue pour les Cactus.

Qu’est-ce que le passage dans cette école a eu comme influence sur le reste de votre parcours ?

Ç’a été énorme comme expérience. On a perdu quelque chose comme deux matchs en deux ans. En gagnant des championnats, tu ressens une fierté. Mais aussi, les entraîneurs enseignent une éthique de travail.

Ce que j’ai appris de gens comme mon entraîneur Jacques Gauthier, aujourd’hui décédé, ou Denis Touchette, mon entraîneur de position, ça ne s’applique pas juste au football, mais aussi dans la vie. Les gens avec qui j’ai interagi ici m’ont beaucoup donné.

Suivez-vous la saison des Chiefs ?

Je les ai toujours suivis un peu, mais maintenant que Laurent Duvernay-Tardif joue pour eux, l’intérêt est encore plus grand.

Mes enfants, surtout mes fils, sont devenus des grands fans des Chiefs. Avant, ils prenaient pour les Seahawks, mais maintenant qu’ils connaissent Laurent, ils ont changé.

Mon plus jeune s’est même fait faire un chandail avec le nom et le numéro de Laurent. C’est lui qui les a convertis aux Chiefs. Ç’a pris quelqu’un de plus jeune, plus cool que moi pour le faire!

Que pensez-vous du travail de Duvernay-Tardif et quelle est votre relation ?

Je suis fier de lui, de ce qu’il a accompli. C’est assez exceptionnel d’avoir du temps de jeu dans la NFL moins de deux ans après avoir quitté le circuit universitaire. On est devenus des amis avant qu’il se fasse repêcher, car on avait un ami commun, Mathieu Quiviger, qui était son entraîneur à McGill et un de mes anciens coéquipiers. Ç’a cliqué, puisqu’on est tous les deux passés par le programme de médecine à McGill.

Maintenant, comme c’est un célibataire qui vit en appartement, il vient parfois prendre un bon repas à la maison. Il a moins de différence d’âge avec mes enfants qu’avec moi, alors il joue au ping-pong avec eux. C’est beau à voir.

La folie pour les Royals

Jean-Philippe Darche
Photo ben pelosse
Jean-Philippe Darche

L’ancien spécialiste des longues remises des Chiefs, Jean-Philippe Darche, s’est installé à Kansas City avec sa petite famille il y a déjà plusieurs années.

Grand amateur de baseball et partisan des Expos à l’époque, Darche s’est ensuite tourné vers les Mariners de Seattle durant son séjour avec les Seahawks, de 2000 à 2006. Mais son cœur est maintenant avec l’équipe de sa ville d’adoption, soit les Royals de Kansas City.

En avance 3-1 contre les Blue Jays de Toronto dans la série de championnat de l’Américaine, les Royals soulèvent les passions dans cette ville du Missouri, qui compte un peu moins de 500 000 habitants.

«C’est la folie pour les Royals. C’était encore pire l’an passé parce que c’était la première fois qu’ils accédaient aux séries depuis tellement longtemps. Avant ça, c’était une équipe un peu comme les Expos dans le temps. Pendant des années, tu n’avais même pas espoir qu’ils soient des séries, mais l’année dernière, ils se sont rendus jusqu’en Série mondiale, a rappelé Darche.

«Cette année, ils ont dominé la ligue du début à la fin, alors les attentes sont là. Les gens sont assez fanatiques», a-t-il ajouté.

Et parmi ces fans, on compte maintenant les Darche. Mais dans cette série contre les Jays, est-ce que le natif de Montréal a un penchant pour la seule équipe canadienne de la ligue?

«Honnêtement, je suis complètement pour les Royals. J’ai même ma casquette à leur effigie et mes enfants sont des grands fans des Royals. C’est une équipe en bleu, mais pas les Blue Jays!» a-t-il admis en riant.

Loin du hockey

Les trois enfants de Darche, Justin (13 ans), Catherine (12 ans) et Zachary (10 ans) sont des sportifs. Catherine joue au volleyball, alors que ses frères pratiquent le football, le baseball et le basketball, des sports populaires dans leur coin de pays, a précisé le paternel.

Les deux garçons sont toutefois très déçus de ne pas pouvoir jouer au hockey, comme leur oncle Mathieu, qui a notamment porté les couleurs du Canadien entre 2009 et 2012.

«Ils me demandent toujours pour jouer au hockey, mais il n’y a pas d’options, à moins de faire au moins une demi-heure de voiture pour aller à l’entraînement et les jeunes qui jouent voyagent toujours, que ce soit à Denver, St. Louis ou dans l’Iowa. Ce n’est pas du tout une ville de hockey. Mes gars sont fâchés quand ils viennent à Montréal, car ils demandent pourquoi leurs cousins patinent mieux qu’eux! Mais je leur réponds qu’ils sont meilleurs pour lancer une balle de baseball ou un ballon de football.»