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De faibles chances de voir un élu de Québec dans le conseil des ministres du gouvernement Trudeau

Selon le directeur général de l'Institut sur la gouvernance, Michel Nadeau, le conseil des ministres du gouvernement Trudeau devrait aligner 20 élus.
Photo AFP Selon le directeur général de l'Institut sur la gouvernance, Michel Nadeau, le conseil des ministres du gouvernement Trudeau devrait aligner 20 élus.

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Le directeur général de l'Institut sur la gouvernance (IGOPP), Michel Nadeau, est convaincu qu’il n’y aura pas de ministres dans la région de Québec, même si le maire Labeaume l’a vivement réclamé et qu’il est charmé par les nouveaux élus.

«Je ne pense pas qu’ils soient nommés», a-t-il mentionné en entrevue au Journal. En promettant un petit cabinet, avec autant d’hommes et de femmes, Justin Trudeau ferme inévitablement la porte à la venue d’un ministre provenant de la Capitale nationale, croit l’économiste.

«La région de Québec n’a pas fait beaucoup de cadeaux au Parti libéral avec seulement deux élus... Le premier est très jeune, 27 ans (Joël Lightbound)», a-t-il affirmé.

Selon l’ancien haut dirigeant de la Caisse de dépôt et placement du Québec, le conseil des ministres du gouvernement Trudeau devrait aligner 20 élus et de ce nombre, pas plus de quatre proviendront de la belle province, soit 20% du cabinet.

«Il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre. Si c’était une femme qui avait été élue à Québec, peut-être que la région aurait eu un peu plus de chance. Mais, dans le cas présent je ne pense pas, même si je le souhaite pour la région».

Il estime que les députés qui risquent d’être appelés à la table des ministres devraient provenir en majorité de la rive sud et de l’île de Montréal.

«Vous avez Stéphane Dion, Marc Garneau, Pablo Rodriguez et Mélanie Joly... Trudeau voudra leur offrir quelque chose», assure-t-il.

Trop risqué

Depuis l’élection du nouveau gouvernement, le nom de l’ancien directeur du Département d’économie de l’Université Laval et président de l’Association économique du Canada, Jean-Yves Duclos, qui a été élu dans la circonscription de Québec, circule comme nom de potentiel ministre.

Bien que M. Duclos a un curriculum vitae impressionnant, il serait trop risqué de lui offrir un ministère, soutient M. Nadeau.

«J’ai vu son C.V, oui. C’est un universitaire, mais en terme de gestion... C’est un candidat avec lequel il y a un risque parce qu’on ne sait pas comment il va se comporter avec un portefeuille. C’est un intellectuel qui a écrit beaucoup sur l’économie et c’est très bien. Mais, encore une fois, son expérience de gestion est limitée comparativement à d’autres candidats et candidates», a-t-il expliqué.

Compétent

Pourtant, son collègue et nouveau directeur du Département d’économie de l’Université Laval, Guy Lacroix, a assuré qu’il ferait un excellent ministre. «Oh yes!», s’est exclamé le chercheur, indiquant qu’il lui ferait confiance peu importe le ministère. «C’est quelqu’un qui a passé sa vie à étudier les politiques sociales (...) Je le verrais bien à la tête des ressources humaines du Canada».